Après l'affaire OJ Simpson en saison 1, la série s'intéresse cette fois à l'assassinat de Gianni Versace. L'acteur mexicain Edgar Ramirez incarne Versace. Sa sœur Donatella est elle interprétée par Penelope Cruz.

Darren Criss et Jon Jon Briones dans "American Crime Story" (Canal +)
Darren Criss et Jon Jon Briones dans "American Crime Story" (Canal +) © Mickshaw/FX

Le célèbre créateur de mode Versace avait été abattu devant sa villa de Miami en 1997. La série va donc revenir sur ce fait-divers réel qui se conclut par la mort d'un homme au destin exceptionnel. 

« Every morning when you wake up and every evening when you go to sleep, I want you to remember that you're special. And that when you feel special, success will follow. » (« Tous les matins quand tu te réveilles et tous les soirs quand tu t'endors, je veux que tu te souviennes que tu es exceptionnel. Quand on se sent exceptionnel, le succès arrive. »)

Ceci est le discours d'un père à son fils. Mais l'enfant en question n'est pas Versace ! Le petit garçon à qui on dit qu'il connaîtra le succès est en fait son futur assassin. Car contre toute attente cette nouvelle saison d'American Crime Story ne raconte pas l'enquête sur la mort de Versace, mais plutôt le parcours sanglant de son meurtrier. 

En suivant une chronologie inversée, la saison revient sur chacun des hommes qu'il a tué précédemment. Les épisodes tiennent donc quasiment entièrement sur les épaules de l'acteur Darren Criss, qui avait été révélé par la série musicale Glee du même producteur. Il est bluffant dans ce rôle de jeune mythomane qui ne désire qu'une seule chose : devenir quelqu'un, quel qu'en soit le prix. Un traitement très différent de l'affaire OJ Simpson mais pour un résultat tout aussi réussi.

Au-delà du faits-divers, la saison 1 sur OJ Simpson parlait surtout du racisme aux États-Unis. Cette saison 2 a-t-elle un thème semblable ?

C'est cette fois la place de la communauté homosexuelle aux États-Unis qui est le point névralgique de l'intrigue. Versace, tout comme son tueur, était gay. On assiste notamment à la façon dont le compagnon de Versace va être ostracisé par le clan après la mort du créateur. On peut noter au passage qu'il est incarné par le chanteur Ricky Martin, celui de Un, dos, tres !

Ce sont aussi les errements de la police, limitée dans son enquête par sa propre caricature des victimes. On voit notamment les inspecteurs incapables de comprendre que deux hommes peuvent vivre ensemble sans que l'un des deux soit payés pour cela.

Un épisode également met en parallèle d'un côté le coming-out de Versace dans un magazine prestigieux, et de l'autre le témoignage anonyme de l'une des futures victimes, un jeune soldat qui fait face à l'homophobie dans l'armée américaine.

Si l'ambiance de prétoire d'OJ Simpson vous manque, regardez Law & Order - True Crime : L'Affaire Menendez (13ème Rue)

La franchise Law & Order,vous la connaissez forcément pour ce son : « doum doum »...

Ce sont les séries policières New York District et New York Unité Spéciale, qui s'inspirent déjà librement de certains faits divers pour des épisodes ponctuels. Cette fois, cette nouvelle déclinaison True Crime de la franchise va reconstituer de véritables affaires sur des saisons entières. Exactement la même formule qu'American Crime Story donc.

Cette première saison passionnante raconte un double crime resté célèbre outre-Atlantique : l'assassinat d'un couple de millionnaires par leurs deux fils. On suit l'enquête et surtout le procès des deux frères, avec l'inévitable cirque médiatique.

Là aussi le casting fait dans le haut niveau : dans le rôle central de leur avocate, c'est Edie Falco, alias la femme de Tony Soprano dans la série Les Soprano. Le juge c'est le trop rare Anthony Edwards, qui était l'inoubliable Dr Mark Greene dans la série Urgences.

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