Poutine a reçu tous les présidents africains à Sotchi la semaine dernière, je voudrais en profiter aujourd’hui pour parler de tous ces gens qui veulent sauver le continent africain.

La France a toujours voulu sauver l’Afrique. Après avoir éclairé le continent noir avec les lumières de la civilisation, elle a mis en valeur ces terres vierges de toute modernité. Une fois l’œuvre coloniale achevée, elle a donné l’indépendance à nos pays.

Bon, personne n’a osé dire à la France qu’elle avait bâclé le boulot, mais enfin, il faut appeler un chat un chat : l’aboutissement des bienfaits de la colonisation, ça a été le sous-développement !

Pour sauver l’Afrique, on est donc passé sans transition de l’œuvre civilisatrice à l’aide au développement.

L’aide au développement, c’est..., comment vous dire… ?

La rhétorique politique est une langue étrange qui inverse le sens de certains mots. Par exemple, le mot transparence, signifie opacité. Et le mot pédagogie signifie enfumage collectif. Chez moi, on utilise beaucoup le mot « intégrité ».

 Donc, pour savoir ce que signifie l’expression aide au développement, il suffit d’observer l’état des infra-structures en Afrique. On voit clairement que le pognon de dingue investi dans cette affaire a servi à autre chose.

Mais à quoi donc ?

À financer les campagnes électorales françaises grâce à des rétro-commissions ?

À extraire les ressources naturelles africaines pour garantir l’indépendance énergétique de la France ?

À engraisser d’improbables Pères Ubu africains aux ordres de Paris ? 

Mais tout ça c’est du passé et aujourd’hui, la France finance péniblement son propre développement et laisse son ancien pré carré se faire grignoter par la concurrence. Et oui mes coucougnoufs, le label France ne fait plus recette.

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