"Les petites cantines" ne sont ni des bistrots, ni des restaurants, ni des camions itinérants. Ce sont des cuisines ouvertes dans lesquelles on prépare ses repas et où l'on fait sa vaisselle. Aucune addition à payer.

Une pause déj' comme à la maison
Une pause déj' comme à la maison © Radio France / Sandrine Oudin

Reportage dans la première Petite cantine née il y a trois ans rue Saint-Pierre de Vaise dans le 9ème arrondissement de Lyon.

On cuisine ensemble, on mange ensemble, on rigole ensemble.

« Ici, on est un peu comme dans une maison. Par exemple là-bas, vous voyez le vaisselier avec les verres et les assiettes. Un coin cuisine ouverte avec des plaques de cuisson et des casseroles. Et nous avons de grandes tables en bois, genre table de salle à manger.

Le but est que les gens mangent ensemble, comme chez Mamie !

Deux clientes témoignent : « On s’est rencontrées ici. On se serait croisées dans le quartier, on ne se serait pas vues, pas connues ». Les Petites cantines, une façon aussi de lutter contre la solitude des grandes villes : « Moi j’habite en immeuble, parfois je ne vois même pas ma voisine pendant deux ou trois semaines ».

Etienne Thouvenot, le cofondateur du concept : « Je ne suis pas sûr qu’il y a 10 ou 20 ans les petites Cantines auraient fonctionné. Il y a de plus en plus de fractures. Les gens ont envie de lien, mais ils ne savent pas comment s‘y prendre. »

Il poursuit : « on fonctionne à prix libre. On a un prix d’équilibre qui est à 9 euros. Ceux qui ne peuvent pas, mettent moins. Et ceux qui peuvent plus, mettent vraiment plus. A la fin du mois, ça s’équilibre ».

►►► Le site des Petites Cantines

Cette chronique est une rediffusion du 21 septembre 2018. Pour écouter, réécouter Les bonnes ondes, cliquez ici.

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