Elles sont proportionnellement de plus en plus nombreuses à tomber dans l'enfer de l'alcool. On en parle à l'occasion du Congrès annuel des Alcooliques Anomymes qui va se tenir les 9 et 10 novembre à Montluçon dans l'Allier.

C'était l'enfer ...
C'était l'enfer ... © Radio France / Sandrine Oudin

Virginie a 49 ans. Bientôt sept mois qu'elle ne boit plus. Plus une seule goutte ! Si elle témoigne ce matin sur France Inter c'est pour dire aux femmes "Ne vous cachez plus !".

"Ne faites pas comme moi !"

Virginie s'est cachée pendant des années. Une descente aux enfers, faute d'avoir osé demander de l'aide.

Maman de deux petits garçons, alcoolo, la honte... A qui en parler ?

"C'est là qu'on voit que le produit est très fort, on est tellement perdu qu'il n'y a plus rien qui compte à part le fait de consommer. Cela n'a rien à voir avec l'amour qu'on porte à ses enfants ou à ses proches, c'est plus fort que ça". En poussant la porte de groupes d'entraides, supplie-t-elle ! Quels qu'ils soient. Pour elle, ça a été le Mouvement Vie Libre.

On ne sait pas quand on plonge, en fait.

Voici son témoignage pour celles qui vont s’y reconnaitre et pour ceux ou celles qui vont se dire "Ah oui, ma belle-sœur, ma collègue, ma voisine, ça lui ressemble et je vais l’aider."

Quand est-ce que ça bascule ? "C'est quand on voit que la bouteille est finie en deux heures, et qu'il faut aller en chercher une autre car on n'a plus envie de s'arrêter. Quand j'avais fini la première, je la descendais à la poubelle et j'allais en acheter une autre et je faisais croire aux gens que je n'avais bu que celle qui était visible."

La suite à écouter

  • Congrès des Alcooliques Anonymes ces 9 et 10 novembre à Montluçon dans l’Allier. 
  • Autre rendez-vous à Paris cette fois ce samedi 9 novembre, hôpital Sainte-Anne, un colloque justement sur l’alcool « au féminin ».
  • Et pour tout besoin d’aide, on rappelle le numéro vert anonyme Alcool Info service : le 0980 980 930
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