"C'était un poivrot Lulu... mais c'était mon père !"

Une BD pour ceux qui trinquent...
Une BD pour ceux qui trinquent... © Radio France / Sandrine Oudin

Stéphane Louis a 47 ans, il habite Annecy, il est dessinateur.

Stéphane sort mercredi une bande dessinée qui lui tient terriblement à cœur. Une BD qui aurait toute sa place au festival d’Angoulême qui s’ouvre ce mois-ci tant le sujet est important et rare en « version bulles » : l’alcoolisme. 

Pas l’alcoolisme comme on l’aborde régulièrement, via les traitements, ça Stéphane le laisse aux médecins. L’alcoolisme de ... l’intérieur !

Stéphane est enfant d’alcoolique. Quand les parents boivent, les enfants trinquent c’est bien connu sauf qu’on n’en parle trop peu déplore l’auteur. 

On estime à cinq millions le nombre de buveurs excessifs en France (trois millions d’alcoolo-dépendants sévères). Ça fait combien de victimes collatérales ? Combien d’enfants et d’adolescents qui vivent l’ENFER au quotidien ? Pas besoin de calculette. Ça fait beaucoup.

Insécurité permanente, troubles affectifs (je l’aime – je le hais), perte de repères, remarques blessantes « t’es qu’un fils ou fille de soularde ! » Sans parler des séquelles psychologiques une fois adultes.

« Mon père… ce poivrot ! » - le titre de l’album – aborde sans tabou mais avec une infinie tendresse le thème de l’alcoolisme « parental » 

Et puis si les amis, les collègues, la société en général trop souvent enfermés dans des préjugés qui enfoncent ET le malade ET son entourage pouvaient le lire aussi ce serait très utile.

Le message de l’album tient en une seule phrase tirée de la BD : « C’était un poivrot Lulu ...mais c’était mon père !» 

Son père en est décédé en 2006 des suites de son addiction.

LA SUITE A ECOUTER

« Mon père ce poivrot » aux éditions Bamboo - Grand angle, sortie le 9 janvier.

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