Lassina admet une certaine « boule au ventre » à la veille du procès de Jawad Bendaoud, « logeur » des djiadistes des attentats du 13 novembre, qui s’ouvre mercredi au tribunal correctionnel de Paris.

Pourquoi cette boule au ventre… Parce que Lassina fait partie de ces locataires du 48 rue de la République à Saint-Denis, délogés de leur immeuble le 18 novembre après l’assaut du raid contre un appartement ou s’était réfugié Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur présumé des attentats. 

Deux ans après, Lassina Traoré, comme beaucoup de ses voisins d’infortune, n’a toujours pas été relogé. Il vit comme les autres dans des conditions très très précaires et toujours dans le provisoire.

Quelques 260 parties civiles seront présentes au procès. Et nous, demande Lassina ? Nous sommes aussi des victimes collatérales du terrorisme et qui s’occupe de nous ?

A 51 ans, l’homme originaire du Burkina faso ne décolère pas dans sa petite chambre miteuse d’un hôtel du 93, où il tente de « revivre » en préparant un diplôme d’agent de sécurité. Mais le cœur n’y est pas…

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