Et le concept du jour dans le storytelling, c'est le sens de l'Histoire, la grande, qui donne un sens différent aux histoires, les petites, celles qu'on raconte, celles qu'on écrit, celles qu'on invente.

On ne lit pas Céline comme on pouvait le lire en 1937.

On ne lit pas Matzneff comme on pouvait le lire début janvier.

On pense à ceux, d'ailleurs, qui ont offert un de ses bouquins à Noël...

Oh lo lo... A leur nièce...

- Bah qu'est-ce tu fait dans la chambre de la p'tite ?

- Bin rien, j'viens récupérer un truc...

Et donc voilà : on ne peut plus comme dans les années 1970 faire un film sur l'émerveillement de Jean-Pierre Marielle devant le cul des petites filles. On ne peut plus construire un film sur l'effroi qui saisit Christian Clavier quand sa fille épouse un homme de couleur… Ah si, ça on peut toujours. Enfin bon.

Les époques passent et le sens de l'Histoire donne un sens différent aux histoires.

Et c'est bien ce qu'on va pouvoir mesurer, dans deux jours, à la cérémonie des César.

  • Légende du visuel principal: Thomas Bidegain © Radio France /
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