Si, après les fêtes, plutôt que de se restreindre, on se faisait péter la panse comme l’explique le géant Gargantua à son fils Pantagruel ?

la Touraine, avec Rabelais 

Nous partons donc en Touraine, le jardin de France, comme le dit Rabelais. Sa région de naissance, pour continuer à boire et manger, parce qu’on ne va pas se laisser abattre ! Plutôt que d’avoir un problème de ventre, faisons en un roi… Avec Rabelais, c’est le sacrement du tube digestif… 

A Seuilly exactement, à La Devinière. C’est la maison de campagne en quelques sortes de son père. Il passe là son enfance, plutôt heureuse, son père était avocat, famille aisée… La Devinière se visite toujours, c’est le musée Rabelais aujourd’hui, on peut voir deux bacs en pierre sorte d’éviers de l’époque, et un évier de deux bacs, c’est comme le double garage aujourd’hui voyez, signe d’une certaine opulence… 

Donc Rabelais grandit là, il s’en va vers 1510, d’abord moine, puis médecin. C’est d’ailleurs le médecin qui écrit cette fameuse phrase. 

Science sans conscience n’est que ruine n’est que ruine…

Et c’est aussi quand il est médecin qu’ Il est écrit Gargantua. Il est à Lyon, ça fait presque 15 ans qu’il a quitté Chinon, et pourtant il situe la naissance de son héros, dans son chinoisais natal. 

Déjà, Gargantua sort de l’oreille gauche de sa mère… Histoire de dire que tout ce qui suit ne sera pas forcément bien sérieux… Et comme tous les bébés qui viennent de naître, Gargantua réclame, sauf que lui sait déjà parler et il dit à boire ! à boire !

La boisson c’est important chez Rabelais

Si l’appétit vient en mangeant la soif s’en va en buvant disait il  et évidemment quand on est à Chinon, la boisson, c’est le vin. Rabelais a vécu entouré de vignes, qui sont toujours là, enfin ce n’est peut-être plus les mêmes aujourd’hui mais il y a toujours des vignes … Mais chez Rabelais, on ne boit pas pour s’enivrer, on boit pour trinquer. On boit en groupe,  ensemble, on forme une communauté autour du vin. 

Il y a d’ailleurs une confrérie de buveurs de vins qui rend hommage à Rabelais. Crée en 1961… qui s’appelle les entonneurs Rabelaisiens et qui se réunissent encore aujourd’hui dans les caves de Chinon qu’on peut visiter. Elles sont creusées dans le tuffeau, ce sont des anciennes carrières qui passent sous le fortresse royale, et il parait même que le père de Rabelais y aurait gardé son vin… 

On mange aussi !

Je vous fais un petit résumé du repas du premier anniversaire de Gargantua, cinq charrettes de pommes de terre et de cotes de bœuf en entrée, quatre tonneaux de vins, deux cochons de lait, six perdrix, dix bécasses… et j’en passe, il y a aussi deux vaches à la sauce au beurre, et évidemment des choux à la crème et du riz au lait en dessert… 

On peut être ballonné, mais on se lâche, on dégaze, on pète beaucoup chez Rabelais… Il dit d’ailleurs barytonner du cul… 

Et barytonner du cul, dans les vignes de Touraine, au grand air, vous devriez essayer, je vous assure que ça fait du bien ! 

Vous pouvez retrouver un reportage consacré à Rabelais et à Chinon, dans l’émission d’Arte Invitation au Voyage, qui passe tous les jours à 16h30. 

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