Confiné avec mes deux alevins, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier, c’était...

Alan Smithee est le pseudonyme que les techniciens d’Hollywood utilisent quand ils ne veulent plus que leur nom apparaisse au générique d’un film.

C’est ainsi qu’Alan Smithee réalisa Hellraiser 4, Une poignée de plomb ou le premier épisode de MacGyver, il signa aussi la version télé du mythique Dune de David Lynch... enfin d’Alan Smithee.

Alf : « J’ai trouvé que ça faisait un peu Miyazaki, qu’il y a un message écologique. C’est une planète où l’océan reprend ses droits »

25 ans avant le conte écologique Princesse Mononoké et 2 ans après le brulot antimilitariste La Planète des Singes, la Fox se lance dans la production d’un long-métrage d’animation écologique avec une idée qui résonne tellement aujourd’hui.

Gas : « C’est en fait sur la planète, y a que de l’eau. Y a qu’une toute petite île avec un seul palmier et trois bananiers »

Au casting des consultants : le penseur Serge Moscovici et le Commandant Cousteau. A la musique le Velvet Underground et ce titre inédit en album Ocean – en français : Océan.

Voici l’océan et les vagues au bord de la mer, voici l’océan et les vagues où ont-elles été ?

Sans oublier LA mythique scène de bal sur le Octopus’s Garden des Beatles.

Gas : « Le chevalier poisson, il dansait avec le garçon qui était une fille dans le royaume des poissons parce que quand elle est entrée dans le miroir, un poisson lui a tiré dessus et ça l’a transformée en poissonne et ça m’a plu parce que le poisson il dansait très très mal »

Le poisson, il dansait très très mal, et Ringo, le batteur des Beatles, il ne chantait pas très très bien sur ce titre d’Abbey Road, leur pénultième album qui révèle toute sa puissance ludique dans cette scène de danse entre poissons transgenres et maladroits.

Doté d’un budget pharaonique pour l’époque de 30 millions de dollars et victime de désaccords abyssaux entre une équipe qui nageait à contre-courant et les requins d’Hollywood, le film sortit dans une vague version qui finit en eau de boudin.

Alf : « J’ai trouvé la fin drôle moi, mais je veux pas vous spoiler »

Non, on ne vous le spoile pas car ce film englouti, vous pouvez désormais le voir... et bien... et bien nulle part car c’est un...

POISSON D’AVRIL !

Et vous trouvez ça malin les enfants en pleine crise sanitaire de faire des poissons d’avril ? Remarquez, ce que j’aimerais aujourd’hui, c’est qu’on nous annonce: Vous savez quoi ? Le coronavirus ? Poisson d’avril ! Ca pour le coup, ce serait drôle !

Et puis, maintenant, j’ai envie de le voir votre film. Remarquez, il nous reste au moins 15 jours confinés pour l’écrire. Alors, au boulot sur La planète des poissons !

Vive le 1er avril et vive le cinéma ! 

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