Confiné avec mes deux padawans, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier c’était...

La folle histoire de l’espace de Mel Brooks

« Pour réussir dans ce métier, il faut être drogué, homosexuel ou juif, j’ai de la chance, je suis les 3 » déclare Mel Brooks qui a fait de la farce parodique son fond de commerce. Il s’est attaqué aux westerns avec Le Shérif est en prison, aux thrillers avec Le Grand frisson, aux films de monstres avec le génial Frankenstein Jr et en 1987, il détourne La Guerre des étoiles, 10 ans après le triomphe d’Un nouvel espoir.

Gaston : J’ai trouvé ça drôle parce qu’ils atterrissent dans le sable comme dans Star Wars, c’est un peu Dark Vador, celui des Globox ou je sais pas quoi. Oh non, c’est pas les Globox parce que c’est dans Rayman les Globox, c’est pas grave.

Les Spaceballs c’est d’ailleurs le titre original du film que l’on pourrait traduire par Les couilles de l’espace. Un projet qui ne foutut pas les boules à George Lucas car Mel Brooks, également producteur, donna 5 millions de dollars aux équipes de Star Wars pour qu’elles gèrent les effets spéciaux, et Mel s’engagea aussi à ne sortir aucun produit dérivé, d’où une scène savoureuse avec le maître de « l’astuche » - parodie de la force dans le film – maître Yaourt.

Alfred : J’ai bien aimé Yaourt qui est un magicien qui maîtrise l’astuche et qui m’a rappelé Maître Yoda

C’est Mel Brooks qui l’incarne dans ce casting des étoiles puisqu’il est entouré de Rick Moranis, le papa de Chérie j’ai rétréci les gosses, hilarant en Lord Casque Noir ; John Candy grimé en homme-chien pour le rôle de Beurk ; le capitaine Yop Solo est lui joué par un total inconnu après que Tom Hanks et Tom Cruise ont refusé le rôle : Bill Pullman, et enfin Sir John Hurt renfile le costume du lieutenant Kane pour une parodie d’Alien à se tordre les tripes. Car si Star Wars est la colonne vertébrale du film, Mel Brooks en détourne de nombreux autres.

Gaston : J’ai reconnu La Planète des singes quand c’est un petit peu la statue de la liberté qui aspire l’air et y a la tête qu’ils atterrissent et là ils sont tous les 3 dans la tête de la statue de la liberté, ils descendent et en fait, il y a deux singes à chevaux qui disent : « Oh non, les ennuis vont recommencer »

Mais aussi Star Trek, 2001, Le Magicien d’Oz, Le Pont de la rivière Kwaï, tout y passe avec plus ou moins de bonheur dans ce film qui nous fait osciller entre frustration et jubilation.

Gaston : Moi je le conseille à ceux qui ont des blagues stupides comme papa. C’est d’ailleurs pour ça qu’il nous l’a montré

Merci mon chéri, mais j’aimerais tellement avoir le dixième du talent de Mel Brooks, un des rares artistes à avoir remporté un EGOT. E, G, O, T pour Emmy, Grammy, Oscar et Tony, les prix les plus prestigieux de la télévision, la musique, du cinéma et du théâtre. Ils sont 15 dans l’histoire à l’avoir fait dont Audrey Hepburn, Whoopi Goldberg et Mike Nichols.

La rumeur d’un Spaceballs 2 revient régulièrement, ça ferait une jolie paire et si, à bientôt 94 ans, Mel Brooks le réalise, j’irai le voir car quoi qu’il arrive ce sera toujours meilleur que les parodies de Star Wars produites par Disney et JJ Abrams.

Alors : Que le 4 mai soit avec vous, ou comme disent les anglo-saxons May the fourth be with you... Comme May the force, d’où le fait qu’aujourd’hui c’est le Star Wars Day et le choix de ce film parce que nous les geeks, on aime bien les jeux de mots pourris et c’est pour ça que j’aime Pizza the Hut, passer le désert au peigne fin et La folle histoire de l’espace.

Vive l’astuche et... Vive le cinéma 

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