L'entracte est terminé, la séance reprend...

On s’était quittés après une scène avec des singes autour d’un étrange monolithe, qu’on retrouve maintenant sur la lune et qui émet des ondes vers Jupiter.

Même si Kubrick dit : « J’ai tenté de créer une expérience visuelle qui pénètre directement le subconscient de son contenu émotionnel et philosophique », c’est quoi ce putain de monolithe mec ?

Alfred : Le monolithe, pour moi, c’est un signe que sur la planète où le monolithe s’est posé, ben il y a de la vie. Par exemple, là sur la Terre, ils ne l’ont pas découvert, mais il y a un monolithe et il y a de la vie. Et sur Jupiter, il y a peut-être de la vie puisque le monolithe s’est posé sur Jupiter aussi

Le plus simple est d’aller voir !

Gaston : En fait, c’est l’histoire d’un groupe en expédition spatiale et en fait, il y a une machine qui s’appelle CARL

Pour « Cerveau Analytique de Recherche de Liaison », un superordinateur, 6ème homme de cet équipage en route pour Jupiter

Gaston : On a soupçonné CARL de s’être trompé. En fait, il dit : « Ca ne peut qu’être une erreur humaine, et tout ça ». Donc les membres de l’équipe de chercheurs, ils vont se mettre dans une capsule pour se cacher pour pas que CARL les entende. Mais CARL, il a lu sur leurs lèvres. Du coup, il sait qu’ils disent : « On va devoir le débrancher, blablabla ». Du coup, il se révolte et je ne vous dis pas ce qu’il se passe, mais en tout cas, c’est chaud

Oui, ne divulgache pas, mais rappelons que Carl est classé 13ème meilleur méchant de l’histoire du cinéma

Gaston : Y a même quelqu’un CARL, il a débranché le câble d’oxygène, alors que celui avec le scaphandre jaune, il était parti dans l’espace. Donc, il était mort depuis longtemps

Finalement, on spoile. S’en suit un combat homérique entre le spationaute Dave et l’intelligence artificielle. Et personne dans l’espace ne vous entend crier…

Gaston : Y a aucun son de temps en temps. Ca fait du bien. Sauf à un moment où quand il se sauve, il y a plein de vent. Pffffffff. Parce qu’il gonfle la salle de sécurité et Pfffff Pffff et après ça s’arrête

« Le cinéma sonore a inventé le silence »

Gaston : Pour une époque où on n’a jamais voyagé dans l’espace, d’imaginer ça, quand même le scaphandre, la vitesse, le son, tout ça, ben moi, je me suis dit : « Comment ils ont pu savoir ça sans qu’ils soient allés dans l’espace ? ». Et après, moi non plus je ne sais pas. Si vous savez, n’hésitez pas à le dire

Le réalisateur est un taret de documentation et il ira se nourrir chez I.B.M pour créer H.A.L en anglais – on descend d’une lettre – traduit en français par Carl

Alfred : CARL, je trouve que je l’aime bien avant et après, je ne l’aime plus après. Et j’ai été triste quand il était en train de chanter sa chanson et qu’il l’a oubliée

Avec ces morts humaines qui nous laissent de marbre alors que l’agonie de la machine nous émeut, Kubrick interroge l’Humain.

Carl disparait avec l’effacement de la première chanson qu’il apprit.

Alfred et Gaston : Au clair de la lune, mon ami Pierrot, prête moi ta plume pour écriiiiirrrrrrrre un mooooooowwwwww

Débute alors le 4ème et dernier chapitre de l’odyssée de Dave. Et si vous aimez tripper, synchronisez-le avec le titre Echoes des Pink Floyd. Cela rend l’expérience des 23 minutes de ce voyage de Jupiter à au-delà de l’infini hallucinante.

Gaston : Ce que j’ai compris, c’est que dans l’espace, il est rentré dans une nébuleuse et qu’il a voyagé dans le temps. Donc en fait, lui, il était invisible, mais en fait, il était chez lui quand il était plus vieux et en fait le bébé dans la bulle, c’était lui qui allait renaître, qui allait changer de destin mais quand il était mort

Kubrick explique : « Plongé dans l'éternité, David passe de l'âge mûr à la sénescence, puis à la mort. Il renaît sous la forme d'un être supérieur, un enfant étoile et revient sur terre, prêt pour le prochain bond en avant de la destinée évolutive de l'homme ».

J’ai dû le lire pour le comprendre, pas mon fils, c’est lui, mon grand bond en avant.

Vive le cinéma !

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