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Les Tribulations d’un chinois en Chine de Philippe de Broca

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Un an après le triomphe de L’homme de Rio, Jean-Paul Belmondo et Philippe de Broca se retrouvent pour un film à l’humour et au bilan carbone débridés puisque du Népal à la Malaisie, en passant par l’Inde et Hong-Kong, ils parcoururent plus de 140 000 kilomètres avec tout ce qui roule, flotte, vole ou arrivèrent tout simplement à pied par la Chine pour adapter très librement Les tribulations de Jules Verne.

Gaston : C’est l’histoire d’un jeune garçon qui est millionnaire donc en fait il s’ennuie parce que dès qu’il veut avoir quelque chose, il l’a. Et donc lui, il a envie d’un petit peu d’aventure

Arthur Lempereur, tout en mèche, millions et dépression s’ennuie à vouloir en finir. Après avoir souscrit une assurance vie au bénéfice de sa fiancée et son ancien tuteur, il confie son futur assassinat à Mister Goh, ce qui ferait de lui le Puyi français puisqu’il serait le dernier Lempereur. Le jeu de Goh peut alors débuter.

Alfred : Et là, il attend de se faire tuer et il rencontre quelqu’un, une fille, et il a plus du tout envie de mourir donc il doit retrouver monsieur Goh pour lui dire : « Arrête, j’ai plus envie de mourir »

L’effeuilleuse dont il tombe amoureux est surtout la première James Bond Girl de l’Histoire puisqu’elle est interprétée par la sculpturale Ursula Andress qui devint au passage la belle de Bebel.

Dans ses tribulations, Philippe de Broca s’amuse à citer James Bond, à faire un clin d’oeil à la série des Monocles de Lautner, et à s’inspirer du Tintin d’Hergé. Entre autres allusions tintinophiles : le personnage de Jean Rochefort rappelle Nestor, et Paul Preboist et Mario David singent clairement les Dupondt.

Avec le recul, Philippe de Broca trouvait qu’il en avait trop fait et que son film confondait rythme et précipitation.

Gaston : Il se fait poursuivre par beaucoup de personnes et il fait plein de cabrioles et ça c’est quand même très dangereux. C’est que Belmondo qui sait faire ça un petit peu. Faut beaucoup s’entraîner en tout cas

L’acteur qui bien avant Tom Cruise, Jackie Chan et Harrison Ford fait ses propres cascades s’en donne à coeur joie dans ce film dont le réalisateur disait : « Il contient mes meilleurs souvenirs d’amitié et d’insouciance avec Belmondo. On avait 30 ans, on était des gosses auxquels le cinéma payait des jouets grandeur nature. Le tournage nous a offert des moments homériques, des crises de fou rire, des canulars en pagaille. Il n’y avait pas une journée sans explosion, sans maison qui s’écroule, sans bateau qui coule ».

Gaston : J’aime bien la fin, elle est (rires). J’ai dit : « Non mais y a bien un 2 quand même, non y a pas de 2, ça se finit comme ça (rires) »

Malgré ses défauts, mes garçons adorent cette comédie super-barnum dont la morale est qu’il faut avoir connu le malheur, la peur et les soucis pour pouvoir apprécier le bonheur.

Ni Jules Verne, ni le scénariste Daniel Boulanger n’écrivirent de 2, mais de Broca et Belmondo se retrouvèrent 8 ans plus tard pour les tribulations de Bob Saint-Clar et François Merlin dans mon Himalaya de la comédie.

Le Magnifique ! Alors toc toc badaboum et... Vive le cinéma

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