Pas vacciné avec mes 2 robots, la séance de Thomas Croisière hier c’était…"Interstella 5555" de Kazuhisa Takenouchi : Réalisateur de "Sailor Moon" et "Dragon Ball Z" et dont le titre complet est : "The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem", l’histoire secrète du star système...

Gaston : C’est l’histoire d’un groupe de musique qui se fait capturer par quelqu’un qui veut…

Alfred : Un groupe de musique extra-terrestre monsieur

Gaston : Extra-terrestre

Alfred : En fait, c’est un producteur, il veut gagner beaucoup d’argent, il contrôle son groupe de musique pour gagner plein d’argent et ils ont fait un gros tube : One more time

Ce tube n’a pas été écrit par des extraterrestres, mais par des robots. Tout comme ce film que l’on doit aux Daft Punk.

Gaston : Daft Punk j’adore. Ma préférée c’est Veridis quo

Que les auditeurs de France Inter appellent naïvement « le générique à Laure Adler ».

Le latinisant Veridis quo qui peut aussi se lire en Very disco ou en verlan Disco very

Gaston : Déjà, y a pas de parole dans celle-là donc j’aime bien. C’est pas comme par exemple Stronger

Harder, Better, Faster, Stronger, 4ème single de leur 2ème album sorti en 2001. Pas étonnant que cette année inspira à Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo une odyssée spatiale

Gaston : Papa, est-ce que les Daft Punk ont vraiment remporté des trucs avec des disques d’or ?

Oh oui, rien qu’avec cet album, ils en remportèrent en Amérique, Australie, Canada, Belgique … Et même des disques de platine en France et en Angleterre.

Pendant l’enregistrement de Discovery leur vient l’idée pour accompagner le disque d’un dessin animé musical mélangeant science-fiction et show-business, limousines et vaisseaux spatiaux. En parallèle de la musique, ils écrivent donc une histoire avec Cédric Hervet

Gaston : Le dessin, c’est le dessinateur d’Albator qui les a faits

Alfred : Oui et on a bien reconnu ses dessins

Gaston : Oui là, les petits garçons, ils sont souvent avec des yeux gros comme des yaourts. Alors on les reconnaît bien

Alfred : Et le batteur, on dirait Alfred dans Albator

Gaston : Surtout quand il a son chapeau et sa cape

Daft Punk déclare : « Bercés enfants par Albator et son univers poétique, nous rêvons d’une collaboration avec Leiji Matsumoto et nous nous envolons à sa rencontre été 2000 avec notre album et le synopsis terminé sous le bras ».

Le légendaire créateur d’Albator accepta la direction artistique de ce space opéra musical et cela boucle pour moi une boucle car mon premier émoi de musique électronique, je ne le dois ni à Cerrone ni à Moroder, mais à Albator…

Et surtout à une moitié de Stone et Charden puisque c’est Eric Charden qui écrivit La bataille d’Albator, Face B du 45 tour du générique de la série qui donna son nom à ma Génération dont les 2 Punks idiots nés en 74 et 75 font partie. La Génération Albator.

Alfred : J’adore Albator, d’ailleurs j’aimerais bien le revoir. J’ai préféré la série des Sylvidres que la série des Humanoïdes

40 ans plus tard, le chiisme Albator 78 et 84 perdure.

Et ça ne m’étonnerait pas qu’avant leur séparation, la Random Access Memory des Daft Punk leur ait rappelée cette citation du capitaine Corsaire : « Ceux qui sont assoiffés par le désir de réussite et qui en oublient le but même de la vie ne font qu’avancer vers leur propre extinction ».

Vive la bannière de la liberté et… 

Vive le cinéma ! 

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