Déconfiné avec mes deux étalons ferret-capiens, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier c’était...

Rocky de John G. Avildsen

Non, fidèles auditeurs de France Inter, vous ne vous êtes pas trompés de fréquence et n’aurez pas de question de Madame Bellepaire de Loches

Gaston : J’aime pas Les Grosses Têtes déjà parce que leurs blagues sont nulles et en plus, Les Grosses Têtes j’aime pas parce qu’ils ont recopié Rocky

Alfred : D’accord, mais on n’est pas en train de critiquer les émissions là, on est en train de critiquer le film

Gaston : Non, on critique pas, on raconte !

Que celui qui n’a jamais fredonné la musique testosteronée de Bill Conti en joggant et frappant dans le vide me jette la première éponge. Et, nul doute, si vous visitez la Pennsylvanie, que vous bondirez en levant les poings au sommet des marches du Philadelphia Museum of Art rebaptisées Rocky Steps en hommage à l’Etalon italien, ce boxeur de fond de vestiaire qui se retrouve nez cassé à nez cassé face à Apollo Creed, champion du monde des lourds. Guillaume Meurice étant lui, hors catégorie.

Gaston : J’ai adoré Rocky, c’est un de mes films préférés. J’ai adoré la boxe, d’ailleurs je vais peut être en faire de temps en temps

C’est après avoir vu le combat opposant le champion Mohammed Ali au modeste Chuck Wepner qui se tint debout jusqu’au dernier round, que Sylvester Stallone, comédien loser écrivit en 3 jours l’histoire de Rocky Balboa, boxeur loser.

Alfred : Rocky, je trouve qu’il est sympa même s’il a une vie dure

Gaston : Aussi je trouve, les boxeurs ils font les durs et tout ça, mais ils peuvent être très sympas aussi

Oui, parce que Rocky, il a un coeur gros comme ses biceps. Il aime son chien, ses tortues et puis surtout, la fille de l’animalerie : Adrianna Pennino interprétée par Talia Shire qui n’a pas beaucoup de chance avec ses frères de cinéma puisqu’elle fut celle de Michael Corleone dans Le Parrain et ici, celle du meilleur ami de Rocky : Paulie qui ne l’est pas beaucoup... poli.

Gaston : Moi, ça m’a appris un peu les tactiques de boxe. Lui il avait une tactique super. En fait, il se prenait plein de coups de poing dans la tronche, mais il résistait et après paf !

Fin tacticien, Stallone l’a été tout autant en refusant de céder son scénario s’il n’obtenait pas le rôle principal. Ses producteurs divisèrent alors son budget par 2 et le payèrent au salaire minimum. Et pour tout ceux qui prennent Sylvestre pour un con, sachez qu’en 1976, il était le 3ème artiste seulement à être nommé pour l’oscar du Meilleur Acteur et du Meilleur Scénariste, succédant à Orson Welles et Charlie Chaplin. Sur 10 nominations, Rocky en remporta 3, mais Stallone aucun.

Gaston : J’ai trouvé quand même que les arbitres, ils étaient pas justes. C’est juste parce que c’est leur champion du monde qu’ils votent juste pour lui. Moi j’aurais mis très bien à Rocky

Les membres de l’Académie comme les juges, on les emmerde mon chéri parce que sa plus belle victoire, c’est d’avoir conquis le coeur d’Adrian... Adrian... Adrian.

Rocky fut le plus gros succès public de l’année et donna naissance à une énorme franchise. 8 rounds se sont joués et Rocky est toujours debout !

Stallone, 40 ans plus tard,  sera encore nommé aux Oscars pour le même rôle. Seuls 6  acteurs réalisèrent cet exploit. Alors, continuez de prendre Stallone pour un con parce qu’il aura sa revanche. Rocky aussi et je vous en parlerai dès demain, enfin plutôt... des 2 poings. Vive le cinéma !

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