Pas vacciné avec ses 2 prisonniers, la séance de Thomas Croisière hier c’était…"Le pont de la rivière" Kwaï de David Lean.

Film de 1957 aux 13 millions de spectateurs français et 7 oscars dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur, et du meilleur acteur pour Alec Guiness, qui, avant sa mise en bière, tourna 6 fois pour David Lean – dont Oliver Twist, Docteur Jivago et Lawrence d’Arabie, et 3 fois pour Lucasfilm puisqu’Obi-Wan Kenobi c’est lui.

Gaston : C’est un camp d’anglais tenu par des japonais qui étaient en Asie, pas les nazis, en Asie quoi

Nous sommes donc en Asie, en Birmanie pour être exact, avec les alliés des nazis puisque l’action se situe en 1943.

Gaston : En fait, le chef japonais, il devait construire un pont en plusieurs mois mais si le pont était pas construit en plusieurs mois et bien il devait se tuer.

Une histoire inspirée de faits réels écrite par Pierre Boulle, également auteur de La planète des singes, et située sur le chantier de la « voie ferrée de la mort » reliant Bangkok à Rangoun qui coûta la vie à des milliers d’ouvriers et de prisonniers réduits en esclavage.

Alfred : Alors il fait travailler, il fait travailler et il veut que les commandants ils travaillent, mais le chef-chef super classe…

Sir Alec Guiness, non pas parce que c’est une carmélite, mais parce qu’Elisabeth II l’anoblit.

Alfred : Il ne veut pas faire travailler ses commandants. Du coup, on le met dans le four et ensuite il est relâché le commandant super classe et là il y a le chef japonais qui lui dit : « Bon je veux bien que tu ne fasses pas travailler tes commandants, mais à une condition, il faut que le pont soit construit dans le délai demandé »

Et c’est là que l’impérialiste colonel Nicholson fond un fusible et décide de rappeler à ces niakoués la supériorité des sujets de sa Majesté.

Le « Madness, madness », réplique finale du film, aura 20 ans plus tard pour écho le « The horror, the horror » d’Apocalypse now.

Gaston : Quand on sait que le pont est construit, bah, ça fait quand même la moitié du film et donc c’est pas trop pratique parce que nous, on peut pas trop raconter de trucs.

Bon, ben voilà. Et même si j’aime rappeler le mot d’ordre du général Yamashita : « La joie par le travail », je ne vois pas trop ce qu’on peut vous dire de plus.

Ah si, que le film dure 2h40. Qu’on y voit aussi l’oscarisé William Holden en officier américain. Qu’il questionne finement les rapports psychologiques et moraux à l’héroïsme et au devoir. Qu’il inspira bien sûr le Furyo d’Oshima comme bien d’autres réalisateurs.

Alfred : Moi, ça me rappelle Sergio Leone

Gaston : Bah moi aussi puisqu’Alfred vient de le redire, du coup moi j’y repense. Dans Le bon, la brute et le truand

Alfred : Ca me fait aussi penser à Il était une fois la Révolution

Gaston : C’est pas trop faire sauter les ponts, c’est plutôt éliminer l’armée

Alfred : Oui, mais ils ont fait sauter un pont

Lancer un pont entre David Lean et Sergio Leone au regard de la scène du dynamitage du pont de Langstone dans Le bon, la brute et le truand est du bel ouvrage. Même si, en traversant la Kwaï, mes enfants n’ont pas sifllé du Morricone, mais l’adaptation d’un chant militaire de la première guerre mondiale : La marche du colonel Bogey.

Gaston : J’ai bien aimé la chanson, la chanson des anglais (sifflote)

Adaptée pendant la seconde guerre mondiale avec les paroles Hitler has only got one ball que je traduirais, ayant fait allemand première langue, par : Hello, le soleil brille brille brille.

Vive le cinéma !

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