Confiné avec mes deux toons, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier, c’était...

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Image tirée du film © AFP
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J’évacue tout de suite la vanne pour Alex.

Non, je n’ai pas vu sa version adulte : Qui veut la bite de Roger Rapeau, film qui parle moins de lapin que de lapine.

Gaston : J’ai pas beaucoup vu de films où il y avait des dessins animés et des acteurs

N’en déplaise à Marie Poppins ou Michael Jordan, on en a surtout jamais vu d’aussi maîtrisé puisque ce film réunit les savoir-faire de 3 surdoués : Steven Spielberg à la production, Robert Zemeckis à la réalisation et Richard Williams à l’animation.

Film hommage à l’âge d’or des cartoons hollywoodiens, son héros est un improbable mash-up : une dégaine à la Dingo, un noeud pap’ à la Porky, des gants à la Mickey, des joues à la Bugs Bunny et une mèche à la Droopy. Roger Rabbit est le Frankenstein des toons. Mais au fait, c’est quoi un toon ?

Gaston : C’est un personnage de cartoon qui est sensé faire rire dans les dessins-animés. Ils sont sensés faire rire ceux qui les regardent

Ils sont un peu ce que nous sommes à la radio. Hormis Hippo qui est sensé faire... sensé faire... Je crois que lui même ne sait pas ce qu’il est sensé faire.

En ouverture du film, Somethin’s cookin’, cartoon survolté qui démarre sur des chapeaux de roux, R.O.U.X - rapport à la mèche à Roger - qui cède ensuite la place à un mémorable plan séquence coulisses où l’acteur Roger Rabbit se fait engueuler par le réalisateur tandis que Baby Herman retourne dans son car loge en soulevant la jupe d’une scripte.

Alfred : Moi j’ai bien aimé quand Roger Rabbit dit : « Moi je peux vous faire des étoiles » et il se tape avec une poêle et là il y a des cloches.

Un lapin, des cloches, il n’y avait pas meilleur choix en ce lundi Pascal, même s’il s’appelle Roger.

Un Pâques beau avec Jessica Rabbit qui porte des soutien-gorge Walt Disney pour avoir des seins animés qui laissèrent mes enfants de marbre.

Thomas : Et Jessica Rabbit, qu’est-ce que vous en avez pensé ?

Alfred et Gaston : ...

L’avantage d’avoir 9 et 7 ans... Moi j’en avais 14 ans quand je découvris sa phantasmatique plastique et elle hante encore mes rêves maudits.

Non, ce qu’ont aimé mes enfants, c’est chercher les personnages qu’ils connaissent parmi ceux qui croisent la route du formidable Bob Hoskins à qui son fils refusa de parler pendant 2 mois sous prétexte que son papa ne lui présentait pas ses collègues toons en vrai. Les enfants c’est vraiment des cons !

Gaston : Alors moi j’ai reconnu Dingo...

Alfred : Mickey, Titi...

Gaston : Bib-bip et le Coyote. Daffy Duck !

Alfred : Et Bugs Bunny

Incroyable bestiaire majoritairement pioché dans les catalogues Warner et Disney avec pour contrainte contractuelle une stricte égalité de traitement. On y trouve aussi Woody Woodpecker, Betty Boop ou l’écureuil de Tex Avery. Des personnages que l’on recroise avec nostalgie, à la différence de Christopher Lloyd - le doc de Retour vers le futur du même Zemeckis – ici, en abominable juge Demort et sa terrible trempette...

Gaston : Ca m’a fait pleurer la scène où il a pris une chaussure et il l’a mis dans la trempette. Vous verrez ce que c’est dans le film.

Oui, vous verrez et j’espère qu’à la différence de mon fils qui versa quelques larmes de tristesse pour une chaussure, les vôtres seront de rire grâce à ce lapin qui relança à la fin des années 80, un 2ème âge d’or de l’animation hollywoodienne.

Alors vive les toons et... Vive le cinéma !

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