Confiné volontaire avec mes deux légendes de l’ouest, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier c’était..

Alamo de John Wayne

Non, pas Frank Alamo, le chanteur yéyé... « The Alamo », le western yankee parce que chez les Croisière, on aime les westerns

Gaston : Alors on a vu...

Alfred : La trilogie du dollar

Gaston : La prisonnière du désert, Il était une fois  dans l’ouest

Alfred : Gaston, t’en as vu un indispensable « tin, tin tin, tin tin tintintin »

Gaston : Ah ouai, on a vu Mon nom est personne. Papa voulait nous montrer Il était une fois la révolution, alors j’ai dit : « Non, ça me tente pas »

Pas de révolution du roi Leone, alors ce sera « the Duke » himself. John Wayne dans un film réalisé par John Wayne et produit par... John Wayne.

Alfred : J’ai trouvé qu’il faisait trop son frimeur. En plus il faisait trop son frimeur avec son casque de putois

Gaston : En plus ses dents. Tu m’étonnes qu’il ait un casque de putois. Moi j’aurais pas aimé d’être dans ce film.

C’est une toque de trappeur en raton laveur car il joue Davy Crockett, l’homme qui n’a jamais peur. Il s’était pourtant réservé un rôle mineur pour réaliser en mode majeur, mais avec 12 millions de dollars de budget, les producteurs exigèrent qu’il soit tête d’affiche aux côtés de Richard Widmark et Laurence Harvey.

John Wayne paya même 2 millions de sa poche pour faire passer son message anticommuniste si cher à ses convictions: « République. C'est un nom qui sonne  bien, ça veut dire qu'on peut vivre libre, dire ce que l'on veut, aller et venir où l'on veut, boire et prendre une cuite si ça vous chante. Il y a des mots qui font de l'effet ».

YouTube - dday0606

Ca avait l’air bien la république du monde d’avant, et c’est pour celle du Texas que se battirent en 1836 les assiégés d’Alamo.

Alfred : C’est un chef d’armée, on nomme quelqu’un chef d’armée. Un colonel, parce qu’il fallait une armée pour le Texas pour se défendre contre les mexicains qui voulaient reprendre le Texas. Et ils vont dans une ancienne église, ils la rebâtissent en fort et ils essayent de recruter des hommes, mais ils sont juste 300 contre 7000

Gaston : Ils sont 200 contre 1500

Alfred : 7000

Comme d’habitude, la préfecture et les organisateurs divergent, c’est énorme.

Même si John Wayne prit quelques libertés historiques, dont cette scène du director’s cut où l’on chante Happy birthday to you écrite 50 ans plus tard, l’essentiel, c’est que d’un côté, ils sont beaucoup de mexicains et de l’autre pas assez de texans.

Gaston : J’ai bien aimé les batailles, les grandes batailles. Par contre j’ai pas aimé le début de la bataille, en fait ils cassaient le canon et 3 jours après, ils n’ont toujours pas fait une vraie bataille

Il fallait bien 13 jours de siège pour nourrir ces 2h40 de film qui donnèrent sans doute à Donald Trump et surement à mes enfants, l’idée d’élever des murs.

Alfred : J’aurais bien aimé que Gaston et moi, on ait un fort comme ça et qu’on défonce Sam qui est l’un de nos pires ennemis et qu’on le défonce comme ça avec des canons et des fusils.

Sam c’est leur Général Santa-Anna a eux. Surnommé le « Napoléon de l’Ouest », l’aigle mexicain eut la délicatesse de laisser évacuer femmes et enfants, avant de hisser le pavillon rouge signifiant « pas de prisonnier ».

Alfred : Moi j’ai trouvé que la fin était complètement pourrie. Que tout le monde mourrait, etc.

A son âge, j’avais aussi trouvé la fin pourrie. Surtout celle de Jim Bowie et son célèbre couteau, et puis il y a Travis qui brise son sabre, Crockett qui détruit la réserve de poudre et les 184 autres héros d’un des mythes fondateurs américains et qui firent de la modeste mission d’Alamo, le site le plus visité du Texas.

Remember the Alamo

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