Confiné avec mes deux spationautes, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier, c’était...

Merci à Walt Disney Productions d’avoir créé ce film qui me permet depuis 40 ans de faire ce Melon-Melèche :

« Melon et Melèche veulent regarder un film de science-fiction, Melon choisit Star Wars et Melèche, Le trou noir ».

Car après le phénoménal et inattendu succès de La Guerre des Etoiles, Disney décide de surfer sur la vague du space-opera et planche sur ce film d’exploration spatiale.

Au menu, de vrais méchants...

Gaston : J’ai détesté Maximilian le robot et le méchant parce qu’avant je croyais que le méchant, c’était Maximilian

Le vrai méchant, c’est le docteur Hans Reinhardt, aventurier et scientifique à l’accent teuton et aux accès mégalomanes, très inspiré du Capitaine Némo et dont la devise du vaisseau spatial pourrait être : Immobilis in mobili - Immobile dans l’élément mobile - puisqu’il est stationné depuis 20 ans en bordure d’un trou noir pour en observer les moindres secrets.

Alfred : Ca m’a intéressé l’histoire du trou noir, des forces magnétiques et de l’espace. Ca m’a intéressé aussi le mécanisme du vaisseau et les modes de transport et tout ça.

Le spectre de Jules Verne habite le moindre recoin de ce récit aux fondations scientifiques inattendues. Ce qui en fait un film « méta » qui rappelle par son ambition, le culte Tron sorti 3 ans plus tard et produit aussi par Walt Disney Productions.

Et qui dit Disney dit aussi vrais gentils et gentils robots qui peuvent se décliner en produits dérivés.

Gaston : Dans ce vaisseau, il y a un vieux robot, un robot qu’on a essayé de créer comme Vincent mais plus vieux et moi, ça m’a ému quand le vieux robot, il est mort.

Emotion palpable de mon fils, et comme on dit en Australie, cela m’émeut. L’ascenseur émotionnel joua à plein puisqu’il fut aussi tendu...

Gaston : Il m’a beaucoup stressé parce qu’il y a une question de temps et tout et il y a un traitre dans le film.

Ce stress, on le doit en partie à la puissante musique de John Barry que vous connaissez bien puisqu’il composa aussi les thèmes d’Amicalement vôtre et de James Bond.

La traversée du trou noir  - pour moi qui aimerais tant ces jours-ci en pénétrer un - est un morceau de bravoure visuel nanaresque qui n’est pas sans rappeler l’ésotérique traversée de l’infini post-jupitérien dans le mythologique 2001 l’odyssée de l’espace.

Alfred : Et à la fin aussi, j’ai trouvé qu’on pouvait aussi imaginer à la toute fin où ils atterrissaient et tout ça. Parce qu’il y avait des images, mais on ne pouvait pas vraiment bien savoir où ils atterrissaient

Je laisse à chacun le soin d’interpréter la fin du film, car vous pensez bien que si Einstein et Hawkins n’ont pu percer tous les mystères de l’univers, les scénaristes de chez Mickey non plus.

Premier film Disney classé « PG », ce qui veut dire que les enfants ne doivent pas le voir seuls, Le trou noir fut un échec et c’est bien dommage car plutôt que de développer son propre univers science-fictionnnel, le studio finit par racheter la franchise Star Wars pour la projeter ensuite dans un grand trou noir créatif duquel ne rejaillit jamais la lumière.

Vive la science-fiction et... Vive le cinéma !

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