Confiné avec mes deux cons gelés, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier, c’était...

2 ans après les 6 millions d’entrées d’Oscar, Edouard – quel beau prénom - Molinaro, remet le couvert avec Louis de Funès en adaptant une nouvelle pièce de théâtre, ce qu’il aime faire puisque La cage aux folles et Le Souper, c’est lui aussi.

Gaston : J’ai bien aimé la fin, mais j’ai pas aimé le début parce que c’était des trucs scientifiques et tout ça. Et j’ai trouvé que Louis de Funès, il était un peu brutal avec sa femme.

Pour éviter le début qui a déplu à mon fils, je vous conseille donc de regarder France 2 samedi à 14h15 plutôt que 14h et voici ce que vous avez raté : En 1970, on retrouve un homme de 25 ans congelé dans les glaces du Pôle Nord depuis 1905. Il se nomme Paul Fournier et il est le grand-père d’Edmée de Tartas, femme de Hubert de Tartas.

Gaston : Je me suis surpris quand j’ai vu la même actrice dans les gendarmes à Saint-Tropez pour faire la femme de Louis de Funès.

Claude Gensac est LA femme de cinéma de Louis de Funès qui déclarait : « Elle pige très vite. Je n’ai pas besoin de lui expliquer deux fois ce qui fait rire ». Ce couple de clowns bourgeois, le teigneux Louis et la pétillante Claude, se complète parfaitement. Hubert de Tartas comme le Maréchal des logis Cruchot l’appellent tous 2 : « Ma biche », gimmick entré dans la culture populaire et que l’on retrouve chez tous les imitateurs de Louis de Funès dont les meilleurs sont Patrick Sébastien et Nicolas Sarkozy.

Alfred : J’ai pas aimé au début le docteur qui voulait le mettre dans une maison machin au lieu de le mettre dans sa famille.

Le docteur, c’est Michael Lonsdale, comédien à la filmographie plus fournie que la mienne puisqu’il joua pour Truffaut, Welles, Deville, Mocky, Godard, Zinnemann, Bunuel, Losey, Sautet, Spielberg et que je découvris en méchant de James Bond dans Moonraker.

Sa première surprise en arrivant sur le plateau fut de voir qu’on tournait alors qu’il venait de croiser le réalisateur au café. Il s’en est étonné auprès de lui et il lui répondit : « De Funès ne veut pas que je sois là quand on tourne. Je le gêne. »

Le générique du film est très clair puisqu’il y est écrit : « Autour de Louis de Funès ». Les comédiens sont donc invités à jouer autour de lui et on retrouve quelques habitués Olivier de Funès, son fils à la ville comme à l’écran, la bonne Martine Kelly, le majordome Paul Préboist, mais aussi l’hiberné Bernard Alane que vous aviez reçu la saison dernière, ainsi que l’excellent Claude Pieplu dont la voix me donne à chaque fois envie de revoir les Shadoks

Série culte disponible gratuitement pendant le confinement sur Madelen, la plateforme de streaming de l’INA.
Vous l’aurez compris, la star du film, c’est Louis de Funès

Alfred : Un truc qu’il dit souvent c’est « foutez moi l’camp » et dans Hibernatus « foutez moi l’camp sinon j’te tape »

Comme souvent, les meilleurs moments sont ceux qu’il improvise et truffe de grimaces et d’onomatopées. Son monologue de fin est un morceau de bravoure que vous pourrez voir vers 15h10 sur France 2.

Et vous vous amuserez en pensant qu’Hubert, qui donne rendez-vous à sa famille dans 50 ans, aurait dû être décongelé en 2020, c’était peut être pas le choix d’année le plus judicieux.

D’ailleurs, à quoi ressemblera le monde dans 50 ans ?  

Alfred : Il n’y aura plus aucun arbre sur la Terre, on paye pour aller voir des forêts de plastique et qu’il n’y a plus d’eau des océans sur la Terre, il n’y a plus que de l’eau du robinet, de la mer artificielle.

Gaston : Charmante idée

Ah ben, j’ai bien fait de leur montrer une comédie à mes enfants.

Allez, à la semaine prochaine et... Vive le cinéma ! 

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