Pas vacciné avec mes 2 mini-me, la séance de Thomas Croisière hier c’était… "Austin Powers" de Jay Roach. Réalisateur de la trilogie écrite, produite et interprétée par Mike Myers mettant en scène l’international man of mistery : l’agent Austin Powers.

Gaston : C’est pas un agent, c’est quelqu’un qui drague tout le monde dans les années 60 et en fait il se fait cryogéniser 30 ans, du coup il revient en 80

Alors années 60 + 30 ans, cela donne années 90 pas 80. Mon fils confirme ainsi l’avant-dernière place de la France dans le classement OCDE de l’enseignement des mathématiques.

Gaston : Du coup dans les années 80, on a forcément progressé. On se balade plus dans la rue en train de draguer les filles, euh tout ça

Alors, je ne suis pas certain que ce soit un progrès, mais je n’ai aucune envie de lancer le débat ici car je me sens en minorité. Celle de l’homme blanc de plus de 40 ans.

Ce scénario où le héros et son Némésis sont cryogénisés rappelle le film mettant en scène Sylvester Stallone et Wesley Snipes, les 2 cons gelés de Démolition Man.

Gaston : Sauf que lui, il se dit : « Ouais, on est encore en 1960 » donc c’est un petit problème du coup. Il a une secrétaire. Ce serait mieux un parce que vous allez voir ce qu’il va se passer qui doit l’aider

Son Emma Peal, c’est Elizabeth Hurley à qui j’ai envie d’hurler mon amour, je dirais même mon Grant amour pour ceux qui se souviennent qu’elle fut la compagne de Hugh Grant, le Alex Vizorek anglais. Mais j’y pense Charline, cela fait donc de vous la Liz Hurley d’Outre-Quiévrain.

Gaston : Il doit essayer d’arrêter le docteur Terreur qui veut conquérir le monde en fabricant une machine qui va toucher le noyau de la Terre pour mettre en éruption tous les volcans

Le Projet Vulcain que le Dr Evil en anglais, Denfer pour les français et Terreur au Québec menace de mettre à exécution sauf si on lui verse une rançon

Alfred : Je voudrais une somme d’un million de dollars. Et là il fait : « C’est ridicule » (rire). Je voudrais une somme de 150 milliards de dollars. Ta ta ta ta !

On est là dans un exercice parodique inspiré par tout ce que le Royaume-Uni a créé de plus divertissant : James Bond, les Beatles, Benny Hill et surtout Peter Sellers, idole de Mike Myers qui joua James Bond dans Casino Royale en 1967, et ça diffère de Daniel Craig.

Comme Sellers, Myers prend plaisir à se grimer et jouer plusieurs rôles dont celui de ce méchant inspiré par les 2 plus emblématiques antagonistes bondiens : Ernst Stravo Blofeld et le Docteur No.

Alfred : Dr Terreur, je trouve que c’est très original d’aller dans une fusée pizza, pizzaiolo, et j’ai bien aimé sa machine à cryogéniser aussi, ah oui, ses requins personnels qui sont en voie de disparition et du coup, on ne peut plus en avoir

Car en 30 ans le monde a changé.

Alfred : Je trouve qu’Austin Powers c’est qu’un obsédé

Ça va les garçons, j’ai compris que 25 ans plus tard, les blagues d’extenseur de pénis suédois, ça ne faisait plus marrer que moi

Gaston : J’ai bien aimé certains moments, mais il y a certains moments où je me cachais les yeux

Mais heureusement, tu ne t’es pas bouché les oreilles et tu as pu profiter de la bande-son teintée de Burt Bacharach, le compositeur de The look of love qui inspira à Mike Myers son film

Ce qui vaut à Burt l’un des caméos les plus kitchs du cinéma.

Mais son principal inspirateur, c’est son père puisque Mike déclare : « En 1991, après la mort de mon père qui m’avait initié à tant de choses, je faisais le bilan de son influence sur moi et mon rapport à la comédie. Austin Powers est un hommage à mon père ».

Je ne vous cache pas que je suis à la fois impatient et inquiet de découvrir ce que mes enfants créeront après ma mort.

Vive la transmission et… 

Vive le cinéma !

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