Certains auditeurs me confient leurs souvenirs de cinéma et aujourd’hui c’est Lisa et sa caressante voix...

Son 2 – Je me souviens

Beat Takeshi – non Alex, ça s’écrit B.E.A.T, comme dans son duo comique des années 70 : « The two beats », … non Alex. 

Bref, Kitano que je découvris comme acteur grâce au Furyo de Nagisa Oshima avec David Bowie, puis comme réalisateur grâce à Violent cop, Sonatine ou Hana-bi et enfin comme animateur de jeux débiles grâce à W9 et Takeshi’s castle. 

Lisa, elle, le rencontra…

Son 3 – L’été de Kikujiro

Ce cinéma art et essai du quartier latin… Nous sommes bien avec Lisa sur le coeur de cible de France Inter

Son 4 – Peu dans la salle

Car 420 000 spectateurs s’étaient déjà déplacés en 1999 – son plus gros succès en France

Son 5 – Kikujiro

Vous entendez l’agile langue de Lisa rouler les r pour prononcer à la nippone Kikujiro. Je suis sûr que Lisa ne rote jamais, elle fait des « rototos »

Son 6 – Hisaishi

Joe Hisaishi qui est aussi le compositeur attitré de Hayao Miyazaki

Son 7 – Musique

Vous entendez l’été ?... Pour cette 6ème collaboration, Kitano lui a spécifié dans les moindres détails le type de mélodie qu’il souhaitait afin de pouvoir l’imaginer pendant le tournage et qu’elle colle parfaitement au film.

Son 8 – Premières notes

Période des grosses chaleurs, des festivals populaires – les fameux matsuri - et des feux d’artifice 

Son 9 – Pitch 1

Kitano déclare : « Pour une fois, il me semble que ce film penche plutôt du côté de la vie que de la mort. L'enfant symbolise l'espoir, l'avenir, un monde meilleur ». Ça ne fera donc pas de mal de le revoir en 2021 !

Son 10 – Pitch 2

Vous dîtes cela joliment, mais Masao a été purement et simplement abandonné par sa mère

Son 11 – Pitch 3

Car Kikujiro n’est pas le prénom de l’enfant, mais de l’adulte roublard et bougon joué par Kitano. 

Kikujiro qui est aussi le prénom de son propre père, un père absent, violent et yakuza sur les bords

Son 12 – Apprivoisé

Comme Kitano dut apprivoiser l’acteur de 10 ans. Il dira d’ailleurs : « Quand on utilise un enfant, on doit avoir la même approche que lorsqu'on recueille un chien errant. On ne s'attend pas à ce que le chien sache jouer. On veut qu'il ait l'air attendrissant. Quand on filme un chien errant, si on veut qu'il ait l'air content, il suffit de lui montrer un os. J'ai donc acheté des jouets à Yusuke pour qu'il m'écoute un peu de temps en temps »

Son 13 – Exploration

Ce roadtrip inspiré du Magicien d’oz donne envie de se balader sur une « yellow brick road » de cinéma 

Son 14 – Voyage

Alors, j’imagine que comme moi, vous vous êtes retrouvée au comptoir de La Jetée, ce bar tokyoïte de quatre mètres sur deux qui fleure bon la cinéphilie et le guide du routard.

Alors, vive les films qui donnent envie de voyager, et… 

Son 15 – Vive le cinéma

Vive le cinéma !

Programmation musicale
(Ré)écouter La chronique de Thomas Croisière