Pas vacciné avec mes 2 cinéphiles, la séance de Thomas Croisière hier c’était… Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore : Grand Prix du Festival de Cannes et Oscar du meilleur film étranger 1990...

Gaston : C’est aussi le film préféré de ma marraine, c’est pour ça qu’on l’a regardé avec elle

Alfred : Après le couvre-feu, non je rigole, on va pas le mettre

Ahahah, bonne blague. Ce film est une histoire de Toto, diminutif de Salvatore

Alfred : C’est l’histoire de Salvatore, un petit garçon comme ça, qui rencontre un réalisateur, enfin un projectionniste, qui s’appelle Alfredo

Interprété par Philippe Noiret qui lui fait découvrir le monde à travers à travers la lentille de son projecteur

Gaston : Alfredo, Toto, ben en fait, c’est un peu comme un père et son fils parce que la mère en fait, elle n’arrête pas de donner que des claques

Elle est tendue la mamma car elle élève seule ses 2 enfants en attendant que son mari rentre de la guerre, car Cinema Paradiso est aussi l’histoire sur 40 ans de Giancaldo, un village sicilien de fiction où le cinéma est la principale attraction

Alfred : Il n’y avait qu’une église qui se transformait en cinéma la nuit. Il y avait plein de gens qui venaient, mais il n’y avait pas de place pour tout le monde alors il y avait Alfredo qui détournait le film pour qu’il soit dans la rue

Gaston : Pour qu’ils soient contents

2 heures de déclaration d’amour au cinéma et le plaisir de redécouvrir des images de Chaplin, Ford, Hawks, Fleming, Jacques, Visconti, Rosselini, Fellini, de Sica, Antonioni…

Alfred : A l’époque, ça se faisait à la manivelle, ensuite ça s’est avec…

Gaston : Des trucs super inflammables

Alfred : Des bobines et…

Gaston : Qui sont super inflammables

Alfred : Et…

Gaston : Puis après ça s’est fait avec des bobines qui ne sont plus inflammables

Alfred : Et après, ça a été numérique

Gaston : Numérique, ça veut dire quoi ?

Alfred : Sur les ordinateurs, les tablettes, etc.

Gaston : Ah oui, oui

Mais ce film est aussi l’histoire de Toto et Elena

Alfred : Après quand il devient plus grand le garçon, il va devenir amoureux, ça c’est pourri

Mon erreur a été de leur montrer la version réalisateur qui développe sur 50 minutes leur histoire d’amour incarnée dans les années 80 par Brigitte Fossey, initialement coupée au montage, et Jacques Perrin

Alfred : Comme on a vu la version longue, c’était tout pourri. Y avait l’histoire de la fille qui s’est mariée avec son meilleur copain, voilà

Gaston : Non, c’était pas ça qui était pourri, c’était la fin qui est super décevante

Alfred : Ah la fin où on voit tous les bisous sur la bouche dégueulasses

Mais qu’est-ce que c’est dégueulasse ? Ce final est simplement d’une nostalgie bouleversante et je défie quiconque de ne pas chialer emporté par la beauté des images et de la musique

Gaston : La musique est d’Ennio Morricone. Il a fait la musique d’Il était une fois la révolution (Alfred fredonne) et il a fait aussi la musique d’Il était une fois dans l’Ouest. Enfin plein de trucs avec Sergio Leone. Je pense qu’ils étaient bien copains. Merci de faire la musique de fond, on peut saluer Alfred et voilà

Morricone qui remporta un BAFTA pour sa partition

Gaston : Mon personnage préféré, ça reste quand même le curé dans le film

Alfred : Ouai ouai ouai

Gaston : Parce qu’il supprime ce que je n’aime pas voir (rire d’Alfred) et qu’il m’aide dans ma conquête du monde contre les bisous sur la bouche

Décidément, la cancel culture a de beaux jours devant elle…

Alfred : Moi j’étais triste quand il y avait le cinéma Paradiso qui s’est fait détruire, mais bon, c’est le cycle de la vie

Gaston : C’est vrai que c’est un peu ridicule parce que ça peut être un souvenir du village et tout ça

Au train où vont les choses, les cinémas ne seront un jour plus que de lointains souvenirs, alors devenons tous des résistants du Cinema Paradiso. 

Vive LES cinéma !

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