Confiné volontaire avec mes 2 supers saiyans, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier c’était...

Dragon Ball Evolution de James Wong

Mon cadet n’ayant pas quitté son déguisement de Dragon Ball depuis le début du confinement  - je suis obligé de le laver pendant son sommeil - je voulais lui faire plaisir avec l’adaptation en prise de vue réelle du manga d’Akira Toriyama qui enchanta nos années Club Do’ avec le super balèze Son Goku

Gaston : Parce qu’il peut casser des troncs d’arbre avec un doigt. Des vraiment très épais, des 40 centimètres

Super guerrier mais aussi super bucheron. Rien d’étonnant donc à ce que mes fils y aillent à la hache.

Alfred : En plus, ça ne respecte même pas les règles du dessin-animé ou du manga. Son Goku, il est pas déjà grand, il s’entraîne pas avec son grand-père et son bâton magique et donc en fait son grand-père, il habite pas dans une petite maison de ville, il habite tranquille, dans la foret. Y a personne d’autre. Son Goku, il ne sait pas ce que c’est qu’une voiture !

J’interromps là sa logorrhée qui dure plus longtemps que les 80 minutes du film.

Dragon Ball c’est plus de 280 millions de mangas vendus et 25 milliards de revenus. Rien d’étonnant à ce que la Fox ait voulu le décliner en film. Plus surprenant, le choix du réalisateur James Wong qui n’avait jamais lu le manga avant de faire le film, ni manifestement pendant ou après. Je crois même qu’il n’a jamais vu son film pour déclarer : « Nous avons cherché un juste équilibre entre fantastique et réalisme. Bien sûr, il y a des scènes d'action titanesques, mais nous avons aussi exploré les personnages et leur histoire, et développé leurs relations », alors qu’il a tout simplement réalisé un des plus mauvais films de l’histoire. Membre permanent du « bottom 20 » de l’Internet Movie Data Base et pire film pour Allociné. Pire même que Pédale dure ou Bad Buzz des collègues Eric et Quentin.

J’ai cherché, et y a rien à sauver dans le bousin, pas même Chow Yun Fat, tant aimé dans The Killer et Tigre et dragon, qui ici incarne, enfin plutôt désincarne, Tortue Génial, le maître du Kamehameha

Gaston : Un kamehameha, c’est une sorte de boule que tu formes entre tes mains et en fait, c’est pas du tout comme ça qu’on fait

Alfred : Mais, non, c’est pas du tout ça. Tu vas sur le côté et tu fais : KA-MÉ-HA-MÉÉÉÉ-HAAAAAAAAAAAAA. Et là, c’est un vrai kamehameha

Le film s’ouvre sur : « La première règle, c’est qu’il n’y a pas de règle », et bien si, y en avait au moins une : Respecter la vague destructrice de la tortue, bordel !

J’avoue que je voulais surtout tester le goût de mes enfants, parce que je trouve, que, comme Eric et Quentin, ils se la pètent un peu depuis qu’ils ont trouvé refuge sur France Inter.

Gaston : Bah, j’ai pensé que en fait, j’ai pas du tout aimé en fait. C’était mon film le plus détesté au monde. Je préfèrerais regarder Blanche Neige plutôt que ce truc

Le Tout-Puissant sait comme mon fils ne peut pas la blairer cette cruche de Blanche Neige.

2 suites étaient planifiées que l’échec du film nous a épargnées. Hélas, Disney a récupéré la licence Dragon Ball et quand je vois ce qu’ils ont fait de Star Wars, je m’attends à ce qu’on nous propose bientôt 7 bouses de cristal.

En attendant, nous, il nous reste 153 épisodes de Dragon Ball et 291 de DBZ. Vive Son Goku, Bulma, Yamcha, Piccolo et... Vive le cinéma 

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