En ce jour anniversaire de l'assassinat du président Kennedy, Thomas Croisière se penche sur le complot au cinéma.

J’accuse Charline Vanhoenacker de m’avoir privé de Par Jupiter ! pendant 42 jours. 

J’accuse Alex Vizorek de m’avoir débarqué de Par Jupizorek! il y a 2 semaines ! 

J’accuse La Bajon de n’avoir jamais réalisé de long-métrage alors que je dois parler de cinéma ! Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Je vous propose ma sélection de films complotistes et pour éviter toute polémique il est garanti sans film de Roman Voldemort dedans (alors que Chinatown, c’est très très bien).

Tout homme qui combat le pouvoir prend de gros risques pour lui-même

déclare Kevin Costner dans « Djay Ef Kay » - « JFK » en français - alors qu’il tente de convaincre un jury qu’il y avait 3 tireurs qui ont tiré 6 balles le 22 novembre à Dallas. 

Et pourquoi on n’en parle pas ? Parce que ça ferait désordre d’admettre que le président américain a été victime d’un complot mêlant la CIA, la mafia, le complexe militaro-industriel et le vice-président des Etats-Unis. 

Mais je préfère me taire car c’est aujourd’hui le 56ième anniversaire de la mort de Kennedy - Coïncidence ? Je ne crois pas ! - Et il y a beaucoup trop de snipers dans ce studio. 

Du scénario oscarisé de Midnight Express à Snowden, cela fait 40 ans qu’Oliver Stone prend son bâton de berger pour prouver que le monde est stone. Il l’était peut être doublement lorsqu’il demanda à Vladimir Poutine, d’être le parrain de sa fille l’été dernier. Mais, je préfère retirer là mes propos afin d’éviter que des vidéos mettant en scène ma personne, des prostituées et de l’urine rejaillissent sur ma réputation.

Qui cherche à atteindre la vérité se brûle les ailes

Yves Montand le comprendra un peu tard dans I comme Icare d’Henri Verneuil, fiction totalement inspirée de l’enquête du procureur Garrison dans l’affaire JFK. 

Et comment je le sais ? Parce que c’est totalement assumé. Verneuil a même appelé son tueur Daslow anagramme d’Oswald, comme Lee-Harvey, l’assassin de Kennedy. 

Nous les complotistes, on aime ça les anagrammes. D’ailleurs « La crise économique » n’est elle pas l’anagramme de « Le scénario comique » ? 

Le cynisme des puissants est décidément sans limite puisqu’ils nous laissent eux-mêmes des clefs pour décrypter leurs exactions et contempler notre impuissance. Mais nous, nous sachons !

Les 3 jours du Condor avec Robert Redford qui me ressemble tant. A défaut de pouvoir nommer mon réalisateur polonais, j’ai choisi un autre Pollack. Sydney de son prénom. 

Adapté du livre de James Grady : 6 days of the Condor et vous avez remarqué ? Ils ont retiré 3 jours du livre pour faire le film. Pourquoi ? Pour nous cacher des choses sur ce mortel complot de la CIA ! Heureusement, il reste l’essentiel, ce moment où Redford réalise le fantasme de tout homme né au XXème siècle : attacher Faye Dunaway à un radiateur. Mais ça aussi je ne suis pas sûr de pouvoir le dire aujourd’hui. #complot.

Alors oui, il manque Hitchcock, de Palma, Gavras et tant d’autres, mais vous qui sachez, vous sachez qu’on refuse que je parle plus de 4 minutes. Et pour moi, la plus grande oeuvre paranoïaque est une série sous LSD de 1967 : Le Prisonnier de et avec Patrick McGoohan dont Orson Welles disait :

Il est le plus grand acteur shakespearien de sa génération. Dommage qu’il ait choisi la télévision

Comme nous, il veut savoir qui sont ceux qui dans l’ombre tirent les ficelles et qui est le numéro 1 ! 

Je ne remercierai jamais assez M6 pour son super combo du dimanche soir : Le Prisonnier, Culture pub, Téléfilm érotique, de m’avoir initié très tôt à la paranoïa, la vénalité, et la masturbation. 

Mais j’y pense... M6 comme M.I.6, le service de renseignement extérieur britannique, privé du « i » qui veut dire « Je ». Le groupe M6 serait-il au service d’une puissance étrangère pour asservir l’individu ? Sinon comment expliquer Les Marseillais contre le reste du monde

A tous ces marionnettistes qui essayent de me faire croire que je ne suis qu’un numéro de sécu, de compte, ou de congés spectacle, je dis – et j’attends ce moment depuis que j’ai découvert le Numéro 6 : 

JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME LIBRE.... 

Vive les complots et ...

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