Thomas Croisière rend hommage à Roger Carel, l'homme au mille voix . Une légende pour beaucoup d'entre nous

Et voici le Jupiter Show avec notre invité du jour : Roger Carel… qui hélas ne peut nous rejoindre en présentiel pour cause de décès.

Et autant quand j’ai réalisé que le Président de la République était plus jeune que moi… Vous savez le Président... Ça m’en avait touché une sans bouger l’autre. Autant la disparition de Roger Carel m’a foutu un énorme coup de vieux. Plus que les pubs contre la chute de cheveux et les troubles érectiles dont m’arrosent les GAFA. D’ailleurs, je leur dis les yeux dans les yeux, je n’ai AUCUN problème d’érection, bordel !

Roger Carel qui en Maestro m’enseigna la vie… l’espace… et l’homme dans les séries des Il était une fois… Qui m’apprit également que tous les méchants ressemblent à une brute brune et un freluquet roux, étranges sosies d’Aymeric Lompret et Pablo Mira.

Roger Carel qui m’initia à l’humanisme avec les premiers mots de Charlot au cinéma dans Le Dictateur dont je vous parlais dans une excellente chronique disponible en podcast – Abonnez vous.

Roger Carel qui avec Alf me conforta dans ma détestation des chats. Un chat que n’aimait forcément pas la souris Mickey ni le chien Idéfix… Car Astérix, aussi, préférait les chiens… 

Et si je n’ai pas de trouble érectile, ma Gaulle, elle, est aujourd’hui orpheline !

Roger Carel qui bâtit ma cinéphilie avec ce génial et final échange de Certains l’aiment chaud de Billy Wilder - que vous connaissez bien Alice Dufour car vous jouâtes 7 ans de réflexion au théâtre. 

Il était Jack Citron, le Jack Lemmon français, mais aussi les Peter Ustinov et Sellers avec qui il m’initia à l’humour anglais – un humour nettement plus qualitatif que le belge.

Roger Carel forgea ma geekitude en Z6PO. Oui, je dis Z6PO car je suis vieux et j’ai vu Star Wars au cinéma, quand on s’intéressait plus à la qualité du doublage qu’à l’exploitation mondiale des marques… qui fit qu’il fut renommé plus tard C3PO. N’en déplaise à D2R2.

Roger Carel conforta mon amour des jeux de mots grâce auquel je peux aujourd’hui survivre aux brèves d’Alex Vizorek.

Roger Carel, comédien, dont j’étais heureux de reconnaitre le visage que L’Académie des 9 m’avait rendu si familier dans L’été meurtrier, Le viager, Le coup du parapluie, Papy fait de la résistance ou mon Valhalla personnnel de l’humour cinématographique et radiophonique : _Signé Furax ! ­_dont l’excellente chronique est elle aussi disponible en podcast – Abonnez vous.

« Entre ici Roger Carel avec ton terrible cortège » – Oui, Roger Carel ne me transmit hélas pas son don vocal inégalable. 

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Avec lui, c’est Benny Hill, le capitaine Caverne, Mister Magoo, Pétri, Winny et toute ma jeunesse qui fout le camp… Au rythme de ses pas, s’il savait pourtant comme elle lui ressemble. Mais il ne le sait pas, mais il ne le sait pas.

Vive le cinéma et embrassez Michael Lonsdale pour moi !

  • Légende du visuel principal: Roger Carel dans "on a volé la cuisse de Jpiter"'(1980) © AFP / Les films Ariane / Mondex FIlms / Collection ChristopheL
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