"Est-ce que ce monde est sérieux ?" s’interroge Francis Cabrel que l’on entend en ouverture du film de Roschdy Zem. De ma chambre noire, je n’en sais rien ; mais de la salle obscure où l’on pourra voir ce film noir qui jamais ne sombre, il apparaitra en auteur – réalisateur - acteur lumineux.

L’occasion de vous proposer un top 3 des pelliculae gratae de Persona non grata, ou pour ceux qui n’ont pas fait latin et ont fini saltimbanques sur France Inter : un top 3 des films bienvenus dans "Personne Pas bienvenue".  

3 - 7h58 ce samedi-là

7h58 ce samedi-là - film cité en référent par Roschdy Zem – et dont le titre anglais est Before the devil knows you’re dead. Le traducteur ayant sans doute fait allemand première langue. J’imagine que c’est à lui que l’on doit aussi : My darling Clementine traduit en La poursuite infernale et The hangover en Very bad trip, sommet de la traduction pataphysicienne aussi dite du "rien à branler", "nothing to wank".

2 - Les nerfs à vif (1991)

Film de Martin Scorsese dans lequel Robert de Niro, tout en tatouages et en citations bibliques, incarne parfaitement la figure de l’ennemi intérieur qui s’épanouit en détruisant progressivement son hôte que l’on retrouve dans de grands films comme La nuit du chasseur ou plus proche de nous, le palmé Parasite. Parasites que l’on retrouve également à la radio et qui répondent généralement au nom de : Pablo Mira.

1 - Borsalino

Borsalino nous rappelle que des producteurs burnés comme Alain Delon ont su faire en France des films de genre populaires avec des acteurs à tronches. Et lorsque le personnage tout en aphorismes incarné par Roschdy Zem déclare : "La vie est la soeur du hasard", je n’ai pu m’empêcher de penser à Bebel expirant sur "Roc... La chance... Tu vois, ça n’existe pas".

Bonus - Main basse sur la ville

L’action de Persona non grata se déroule dans le milieu des travaux publics et de ses compromissions comme Main basse sur la ville de Francesco Rosi primé à Venise en 1963 et disponible jusqu’au 31 août sur Arte TV. Il dure 1h35, soit le temps cumulé de mes chroniques cette saison. Entre mon intégrale en podcast et revoir le Lion d’or, j’ai fait mon choix, je vous laisse faire le votre. 

Vive le cinéma! 

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.