Pas vacciné avec mes 2 marionnettes, la séance de Thomas Croisière hier c’était… "Les Muppets, ça c’est du cinéma" de James Frawley !

« Ce programme comprend des représentations négatives et / ou des mauvais traitements envers des personnes ou des cultures. Ces stéréotypes étaient faux à l’époque et sont faux maintenant. Plutôt que de supprimer ce contenu, nous voulons reconnaître son impact néfaste, en tirer des leçons et susciter la conversation pour créer ensemble un avenir plus inclusif »

C’est l’avertissement que Disney+ diffuse avant les Muppets. Donc comme, les créateurs de South Park qui, la semaine dernière, prévinrent avant leur épisode : « Comme les Muppets, cette émission ne devrait être regardée par personne », je précise que cette chronique ne devrait surtout pas être écoutée.

Alfred : C’est l’histoire d’une grenouille, Kermit, qui est dans son marais, tranquille et là il y a un mec qui arrive et qui lui dit : « Tu devrais aller à Hollywood, ils recherchent une grenouille »

Le premier film des Muppets est un « prequel » du Muppet Show narrant la formation de leur troupe. Et pourquoi Hollywood ?

Alfred : C’est l’endroit où il y a tous les acteurs, les films et tout

Gaston : C’est l’endroit le plus connu pour faire des films et tout en Amérique

Et des films, les marionnettes de Jim Henson en ont tournés 22

Alfred : J’ai trouvé que c’était très drôle. Enfin, c’était moins bien que les Muppets épisodes, enfin les petits shows, mais sinon, j’ai bien aimé le film quand même

Si on retrouve avec plaisir nos marionnettes, leurs voix françaises nous manquent car au casting de l’adaptation, pas de Roger Carel, ni de Micheline Dax, Francis Lax, Gérard Hernandez ou Pierre Tornade.

Gaston : Je vais vous dire la liste un peu de ceux qu’ils vont rencontrer mais pas tous. Alors le groupe du docteur Dent et tout ça, enfin peut être tous. Wolf qui est sympa. Animal mon préféré

Pourquoi ?

Gaston : Parce qu’il est sauvage et j’aime bien. Il s’agite tout le temps

Alfred : C’est Gaston en fait

Gaston : Quand on voit son fauteuil, en fait il a carrément une chaine pour pas qu’il bouge

On a tous un personnage préféré auquel on s’identifie. Moi c’est Gonzo, artiste incompris à gros nez

Alfred : L’ours Fozzie, il m’a un peu rappelé papa quand même  parce qu’il fait des blagues pourries et il dit : « C’est drôle, hein, c’est drôle »

Ils doivent parler de leur père biologique… Et puis, il y a ceux que l’on apprécie moins

Alfred : J’ai détesté Miss Piggy

Gaston : Je vois pas pourquoi Kermit peut tomber amoureux d’elle. Je ne vois pas pourquoi du tout !

Ajoutez à ce casting poilu des caméos velus : Mel Brooks, James Coburn, Teddy Savalas, Richard Pryor, Steve Martin et même Orson Welles et vous nagez en plein rêve hollywoodien mis en musique par le Fantôme du Paradis lui-même : Paul Williams

Gaston : J’ai adoré les chansons. C’est trop bien

Alfred : A part la chanson de Miss Piggy

Gaston : Oui, à part la chanson de Miss Piggy.

Alfred : J’ai adoré leur chanson : « On est carrément perdus, on va jamais y arriver, ouais ! »

Et c’est le titre d’ouverture, Rainbow connection qui fut nommé pour l’oscar de la meilleure chanson. Pour ses 30 ans, en 2009, le film est entré à la bibliothèque du Congrès pour sa dimension culturelle, historique et esthétique.

Vous voilà avertis… 

Vive le cinéma !

L'équipe
(Ré)écouter La chronique de Thomas Croisière