Déconfiné, enfin, avec Juliette Arnaud, je lui ai proposé hier soir la Séance de Thomas Croisière et c’était...

Billy Crystal, Meg Ryan, Rob Reiner sur le tournage de "Quand Harry rencontre Sally"
Billy Crystal, Meg Ryan, Rob Reiner sur le tournage de "Quand Harry rencontre Sally" © Copyright D.R.

Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner

Réalisé par un homme et inspiré par son divorce, mais écrit par une femme, Nora Ephron, papesse de la comédie romantique triple nommée aux oscars et réalisatrice de Nuits blanches à Seattle et Vous avez un message

Juliette : C’est l’histoire de Harry qui rencontre Sally

Cohérence du pitch et du titre

Juliette : Et aussi de Sally qui rencontre Harry. Ils sont obligés de faire connaissance dans une voiture les emmenant de leur fac de Chicago à New-York. Lui fait son frimeur et la drague et elle le déteste parce qu’il fait son frimeur justement et qu’accessoirement il est en couple avec sa pote.

5 ans plus tard, ils retombent l’un sur l’autre par hasard. Chacun est en couple. Et elle le déteste toujours. Et à un moment, il cesse de frimer parce qu’il s’est fait plaquer comme un Alex Vizorek et là, elle commence à voir qui est Harry et Harry qui est Sally et comme dans Casablanca, leur film préféré qu’ils regardent en s’appelant au téléphone, c’est le début d’une grande amitié

Enfin bon, on parle d’amitié, mais il veut quand même faire trilili dans piloupilou Billy Crystal, que l’on vit dans Mafia blues, entendit dans Monstres et compagnie et regarda 9 fois animer les Oscars

Juliette : Et là Billy joue Harry, un gars qui pense à la mort et débute toujours ses livres par leur dernière page car, s’il meurt, il veut être certain de connaître la fin. Et à un moment, Harry dit à Sally: « Tu es la première femme attirante avec qui je n’ai pas envie de coucher »

Sans doute, parce qu’il est gay

Juliette : T’as rien compris !

Parce que la fille en face, c’est Meg Ryan, LA « girl next door » du cinéma américain des années 90. Et même si elle commande tout au restaurant avec des choses « à part », comment ne pas tomber amoureux d’elle puisqu’elle partage la même nature capillaire que vous, Juliette Arnaud ?

Juliette : Et que Billy Crystal, parce que c’est quand même la première comédie romantique de frisés ! Et c’est surtout la première comédie romantique où ils mettent plus de 10 ans avant de coucher ensemble

A ce propos Juliette, on se connait depuis combien de temps ?

Juliette : C’est pas la question Thomas !

Tu as raison Juliette. La question, c’est le plaisir féminin, dont j’affirme après 25 ans de recherche qu’il n’existe pas. D’ailleurs Meg Ryan le prouve dans LA scène cul-culte du film en simulant un orgasme chez Katz’s Delicatessen devant un Harry déconfit et une dame qui aimerait qu’on lui serve la même chose, prouvant ainsi la supériorité de la femme sur l’homme

Juliette : C’est notre super pouvoir !

Mais que nous maîtrisons aussi (il simule un orgasme)

Juliette : C’est gênant Thomas ! Et si nous parlions plutôt du fait que dans ce film, les héros passent leur temps à lire des livres, voir des films, aller dans des musées et aussi au Stade ? Un film totalement pré-covid

Tu veux dire que si la saison prochaine, on va voir Lens / Saint Etienne, on ira en « amis » ?

Juliette : Non, parce que si l’on écoute Harry, il ne peut pas y avoir d’amitié entre un homme et une femme parce que le sexe fait toujours barrage. Pourtant moi, j’y crois, parce qu’une fois que chacun a évalué dans sa tête, c’est réglé ! Et je ne suis même pas sûre que la fin du film mette à mal cette théorie

Tu veux dire que tu préfères qu’on reste amis ?

Juliette : C’est déjà un bon début… It had to be you

It had to be you…

Je t’aime

Juliette : Je te déteste

Et vive le cinéma !

Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.