Confiné volontaire avec mes 2 petits hommes verts, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier c’était...

Mars Attacks de Tim Burton

L’échevelé réalisateur a son gobelet de popcorn à la maison : Pee Wee, Batman, Big Fish, Charlie et la chocolaterie...

Alfred : Les noces funèbres, L’étrange Noël de Monsieur Jack

Gaston : C’était Les noces funèbres où c’était quelqu’un qui se diffusait à la télé et dès qu’on disait 3 fois son nom, on était dans une maquette

C’est Beetlejuice et je sais que ce film t’a beaucoup déçu...

Gaston : De toutes façons, j’ai essayé. Ca marche pas !

Je te rassure, on a TOUS essayé et on a tous regretté que ça ne marche pas. Ici, c’est son film qui n’a pas vraiment marché et pourtant, il y avait du vieux et du futur lourd : Michael J Fox, Sarah Jessica Parker, Annette Bening, Pierce Brosnan, Danny de Vito, Nathalie Portman, Glenn Close et Jack Nicholson qui ayant dit qu’il se verrait bien jouer tous les rôles en incarna deux. Bref un casting OK, pour un film chorale.

Gaston : Ce que je trouve bien dans ce film c’est que c’est un même temps l’histoire du Président, l’histoire d’un militaire et tout ça

Alfred : Y a 4 histoires dans ce film. Y a la vie du Président, y a la vie de quelqu’un qui joue dans un bar pour se faire de l’argent pour sa famille, y a la vie d’un militaire et y a la vie de l’avenir de la Terre

Parce que les martiens attaquent ! Mars attacks tient la promesse de son titre, à la différence de Vol au dessus d’un nid de coucou qui valut à Nicholson son premier oscar alors qu’il n’y a pas d’oiseau dans le film. En revanche, ici, y’a de la soucoupe et du martien gérés par la société d’effets spéciaux de George Lucas, papa de Star Wars.

Alfred : J’ai adoré les martiens qui font : « Niark niark niark, niark niark »

Ces martiens adaptés d’un jeu de cartes éponyme des années 60 et dont les soucoupes volantes fleurent bon Ed Wood, le réalisateur Z à qui Burton venait de rendre un vibrant hommage cinématographique, fascinèrent un peu trop mon aîné.

Alfred : Je me suis amusé à mettre un coussin sur ma tête et à prendre un sèche-cheveux et dire que je suis un martien

Gaston : Ca ça intéresse pas France Inter Alfred (rires)

Ce qui intéresserait France Inter, ce serait de rappeler que Tim Burton déclara : « Je regardais l’Amérique de façon étrange, un peu comme un anarchiste, je ne l’aimais plus.J’avais l’impression que tout s’y détraquait et j’ai trouvé dans ce jeu de cartes et ce scénario de quoi assouvir cette soif d’une certaine causticité ». 25 ans plus tard, sa causticité est plus pertinente que jamais et c’est saisissant comme ce film qui fut perçu comme un distrayant exercice parodique est un brillant film politique qui invite à une inversion des valeurs voire à l’utopique monde d’après. Ce n’est d’ailleurs pas un un hasard si ses 2 vrais héros sont un noir et une vieille.

Gaston : J’ai trouvé une scène  très drôle. Y a la grand-mère dans une famille, elle est à sa retraite. Elle habite dans un immeuble avec plein d’handicapés dans un fauteuil roulant. Elle écoute de la musique et là y a des martiens qui viennent avec un gros canon et elle, elle continue à danser, comme ça, parce qu’elle voit pas (rires) et ça c’est drôle

Drôle car les martiens se comportent comme des sales gosses qui me rappellent les miens. Et cette mamie abandonnée dans son EHPAD sauvera le monde.

Candice : Elle débranche, sans faire exprès, le fil de sa musique et comme les martiens ils n’aiment pas la musique leur crâne explose et là, la dame se retourne et elle dit : « ah, ces gens là ont l’air très mal en point, il faudrait les emmener à l’infirmerie » (rires)

Les martiens ne supportent pas la voix du chanteur de country et yodeleur Slim Whitman. L’équivalent de Michel Sardou pour les auditeurs d’Inter. Mais, c’est une autre star qui y entamera la relance de sa carrière. Tom Jones qui après un chaloupant caméo redeviendra numéro 1, 3 ans plus tard avec son album Reload. Alors rechargeons Mars Attacks ! 

Et... Vive le cinéma

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