Confiné avec mes deux gladiateurs, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier, c’était...

Ben Hur de William Wyler

Né à Mulhouse... En Allemagne – et oui, 1902 - William Wyler remporta 3 Oscars du meilleur réalisateur. Assistant en 1925 sur la deuxième adaptation muette de Ben Hur, il réalise en 1959 ans, la première adaptation parlante.

Gaston : J’ai trouvé ça un peu long et le début un peu ennuyant quand ils discutent tout le temps

C’est vrai, mais il fallait bien 224 minutes pour ce mastodonte de tous les superlatifs : 15 millions de dollars de budget - vous me direz, c’est 5 de moins que le dernier Guillaume Canet, mais 15 millions de 1959, c’est 130 d’aujourd’hui – 11 oscars, un record qu’égalèrent longtemps après Titanic et le Retour du roi, et 85 millions de téléspectateurs pour sa première diffusion télé, soit 170 fois l’audience d’Hanouna, c’est vous dire si c’est beaucoup.

Gaston : Y a deux frères qui se retrouvent, un qui est juif et un qui est romain, et le romain il veut anéantir tous les juifs et son frère il veut dire : « non, les anéantis pas » parce qu’il vient de monter de grade en fait et donc il veut faire son autorité donc il écoute pas

Et il aurait mieux fait d’écouter Messala parce qu’en face de lui, y a Charlton Heston, le gars qui fut 5 fois présidents de la  NRA, la National Rifle Association, et qui joua Moïse, le héros de La Planète des singes et même dans Wayne’s world 2 pour un des caméos les plus drôles de l’histoire avec, bien sûr, mon intervention dans Les Crevettes Pailletées.

Gaston : J’ai trouvé que Ben Hur, il s’en est bien sorti et qu’il était sympa

Sympa certes, mais il en prend surtout plein la gueule. On l’accuse d’un crime qu’il n’a pas commis, on lui pique tous ses biens, on l’envoie aux galères, on jette sa mère et sa soeur en prison, elles chopent la lèpre...

Gaston : Alors, la mère et la soeur, ben, y a pas grand chose à dire, ils se parlent, ils se retrouvent, etc.

Je reconnais que Ben Hur est plutôt un film où on se retrouve entre couilles, dans l’arène. Non, pas la femme du roi, mais l’espace dédié aux jeux du cirque et, ici, à la mythique course de chars qui nécessita 3 mois de tournage et dont une partie fut réalisée par Sergio Leone, 5 ans avant sa trilogie du dollar.

Gaston : Je me souviens de la course de chars que j’ai beaucoup aimée. C’est bien, en plus c’est stressant. J’ai pas du tout aimé le romain dans la course de chars qui défonçait tous les autres chars des autres et les autres ils pouvaient mourir, mais à la fin, c’est bien fait pour lui

Bien fait pour lui, et là tu te dis que le film est fini, mais non, parce qu’en fait le sujet du film c’est aussi Jésus car le livre de Lewis Wallace dont est adapté le film s’intitule « Ben-Hur : A tale of the Christ », une histoire du Christ, le film se conclut sur sa crucifixion et un Alleluia, mais c’est un autre air que mon fils voulait chanter.

Alfred : J’avais envie de chanter la chanson de La vie de Brian pendant que Jésus se faisait crucifier

Odieux blasphème, moi qui souhaitais, s’il retournait un jour à l’école, l’inscrire dans le privé pour qu’il puisse, à la différence de moi, réussir sa vie. Je pense que je peux faire une croix dessus. Mais bon, il nous restera le cinéma et les films de gladiateurs qui rendent la vie tellement plus gaie.

Vive le cinéma ! 

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