Confiné avec mes deux desperados, je leur propose chaque soir la Séance de Thomas Croisière et hier, c’était... Butch Cassidy et le kid de George Roy Hill

Ce western post-Ford et Leone s’inspire de l’histoire vraie de 2 membres de la légendaire Wild bunch, cette horde sauvage qui pilla banques et trains dans le Far West de la fin du XIXème.

Alfred : « Moi j’ai beaucoup aimé le personnage du kid »

C’est normal, il est interprété par Robert Redford qui ressemble tant à ton papa. Papa qui en plus a les yeux bleus de Paul Newman.

Gaston : « Ce que je sais sur le kid, c’est qu’il est bon tireur, mais il doit dégainer le pistolet parce qu’il est plus habitué »

Oui, comme papa, le Kid est bon tireur, mais lui, ça fait longtemps qu’il n’a pas dégainé.

Butch Cassidy et le Kid dépeint la fin de l’ouest sauvage, alors que les trains et les banques ne se laissent plus aussi facilement dévaliser.

Alfred : « J’ai trouvé que c’était intéressant de faire un film où il y avait la société qui s’avançait, qui faisait du progrès. Ils ont inventé la bicyclette et tout ça »

Oui, ben on voit où il nous a menés le progrès. On est enfermés chez nous et papa ne peut même plus faire de bicyclette.

Heureusement, il nous reste ce western libertaire qui fleure bon le flower-power. Et la plus belle des fleurs se nomme Katharine Ross dont j’étais déjà amoureux depuis Le Lauréat. Elle est leur Catherine, ils sont ses Jules et Jim.

Gaston : « Et elle change beaucoup de garçon quand même. D’abord elle se couche avec le kid et après elle fait de la bicyclette avec Butch Cassidy »

Ben tu sais quoi mon chéri, c’était ça l’amour en 69, année tête à queue où il faisait bon pédaler sur du Burt Bacharach...

Quelle grande idée de mélanger des ingrédients jugés incompatibles dans ce film qui désarçonna la critique pour finalement remporter 4 oscars.

Don,t la musique pour Bacharach, et le scénario pour William Goldman, génie à qui l’on doit Les hommes du Président, Marathon Man ou Princess Bride et qui lorsqu’on lui demandait la recette du succès répondait : « Nobody knows anything » - Personne ne sait rien.

Mais là, ce que je sais, c’est que les temps changent et que notre trouple hors-la-loi aurait intérêt à se mettre au vert...

Gaston : « En fait, ils sont partis en Bolivie mais en Bolivie, il y avait plein de policiers. Et c’était tellement dur à un tel point qu’ils ont appelé l’armée tellement c’était dur »

La Bolivie où ils auraient pu se ranger des bicyclettes et écouter du Sacha Distel, mais, ça ne change pas un homme, ça vieillit... L’armée encercla Los Bandidos Yanquis qui, confinés, tentèrent une sortie héroïque – un peu comme moi quand je pars chercher le pain !

Alfred : « J’ai pas du tout aimé l’armée de Bolivie parce qu’ils ont tué les 2 »

Mais qu’est-ce que t’en sais mon chéri ? Tu l’as vu dans le film ?

Gaston : « Je pense qu’ils ne sont pas morts parce qu’ils se sont abrités et ils sont vite partis »

Alfred : « Moi je pense qu’ils sont morts »

Gaston : « On est jamais d’accord de toutes façons »

Oui, Alfred, comme Jack Beauregard dans Mon nom est personne, les légendes ne meurent jamais, d’ailleurs on a jamais retrouvé les cadavres de Butch Cassidy et du Sundance Kid après leur prétendue mort en 1908, et moi je suis certain qu’ils ont pu rallier l’Australie où il vécurent heureux et eurent, avec Katharine Ross, beaucoup d’enfants... qui vous ressemblent.

Vive le cinéma ! 

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