Pour leur cent-unième chronique, les enfants Croisière avaient rendez-vous avec… "Il était une fois la révolution" de Sergio Leone...

Pénultième chef d’œuvre du réalisateur préféré de leur père qui s’ouvre sur une citation de Mao : « La révolution n'est ni un dîner de gala, ni une œuvre littéraire, ni un dessin, ni une broderie. On ne la fait pas avec élégance et courtoisie. La révolution est un acte de violence »

Alfred : C’est l’histoire d’un bandit qui rêve depuis qu’il est tout petit de braquer la plus grande banque de tout le Mexique et en fait pour l’instant, ben, il est bien obligé de faire des petits vols, de mettre à poil des gens enfin la routine habituelle

Gaston : Moi ce que j’ai bien aimé comme blague, c’est qu’en fait y a quelqu’un de très riche qui dit : « Vous êtes que des salauds tout ça »

Alfred : Non, il a dit : « Je suis citoyen, je peux voter »

Gaston : « Je suis citoyen d’Amérique ». Et là, le père du petit bandit qui veut braquer la plus grande banque du Mexique, il dit : « Oui, mais à poil, t’es con comme tous les autres »

Alfred : « T’es un connard comme tout le monde »

Gaston : « T’es un connard comme tout le monde »

C’est fou comme le cinéma de Léone donne envie de détailler chaque réplique, chaque plan. Le résumé de mes 2 connards dure donc 2h37… comme le film.

Alfred : Y a un mec qui arrive en moto et là, il y a le bandit qui veut l’arrêter. Il dit : « Arrête-toi » et il fait rien. « Arrête-toi ! », il fait rien. Il tire dans ses roues. Pfffffff. Et là, il s’arrête et il le regarde. Là il fait : « Haut les mains » avec son pistolet. Et là : « Je m’appelle John et si tu me tires dessus, je tombe et si je tombe, la moitié de ce fichu pays est dévasté »

Le bandit, c’est Rod Steiger et le motard c’est James Coburn qui trimbale sur lui assez de dynamite pour raser la moitié du Mexique

Gaston : J’aime bien quand il fait : « Mèche courte », BOUM ! Et aussi : « Planquez-vous connards », BOUM !

John ou Sean, le révolutionnaire irlandais en cavale à qui Juan, le détrousseur de diligence en famille, propose de s’associer pour braquer la plus grande réserve d’or du Mexique

Alfred : John, il a dit : « Je veux bien t’aider à cambrioler Mesa Verde ». Du coup, ils vont à Mesa Verde. Et là, il y a une révolution. Juan, il veut cambrioler la banque et John, lui, il sait très bien qu’il n’y a plus de l’or, c’est devenu une prison. Du coup, il réussit à cambrioler Mesa Verde mais dedans, il n’y a plus que des révolutionnaires. Ben du coup, il est super déçu et il fait : « John, tu m’as trahi »

Léone déclare : « Il ne faut jamais mélanger un péon et un intellectuel pour un idéal. L’intellectuel finit toujours par baiser le péon ». Ce que Juan résume par :

Gaston : Juan il fait le doigt d’honneur à John et il dit : « C’est vrai que quand t’as dans le cul, ça fait mal »

Dans ses 3 « Il était une fois », Léone cultive son obsession de la fin d’un monde.

Ici c’est la mort de l’idéal révolutionnaire que Juan dynamite en une réplique : « Ceux qui savent lire dans les livres vont voir ceux qui ne savent pas lire dans les livres, les pauvres, et ils disent : « Ici, il faut du changement » et les pauvres bougres font le changement. Après ça, les plus malins de ceux qui savent lire s’assoient autour d’une table et ils parlent et ils mangent et ils mangent et ils parlent et ils parlent et ils mangent. Et pendant ce temps-là qu’est-ce qu’ils font les pauvres bougres ? Ils sont morts ! »

Pas trop déprimés les gauchos d’Inter ?

Alfred : Et je trouve que la fin quand même, moi je la trouve triste

Alors il ne nous reste plus qu’à chialer sur un flashback nostalgique à base de « Sean Sean Sean »

Gaston : J’ai adoré la musique que j’ai eue en tête pendant toute la soirée. C’est Ennio Morricone le compositeur de la musique. Comme d’habitude, ça change pas trop

C’est leur 5ème film ensemble et il se retrouveront une dernière fois pour Il était une fois en Amérique, mais pour le voir, il faudra les enfants, attendre encore une poignée de chroniques.

D’ici là, planquez-vous connards et… 

Vive le cinéma de Sergio Leone !

L'équipe
(Ré)écouter La chronique de Thomas Croisière