Ce matin Thomas Croisière rend hommage à Belmondo…

Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans "Borsalino" qui apprirent l'amitié à Thomas Croisière
Jean-Paul Belmondo et Alain Delon dans "Borsalino" qui apprirent l'amitié à Thomas Croisière © Maxppp / Jacques Deray

Cela fait trois jours que la France lui rend hommage et aujourd’hui il est même National. Alors que dire de plus ou de mieux ? Rien. 

C’est pourquoi je vais vous parler de lui et moi car on a tous quelque chose en nous de Belmondo.

Et moi, c’est le générique de la soirée cinéma du dimanche soir qu’on regardait en famille et où j’appris… Que l’amour c’est compliqué. Surtout quand tu aimes Marlène Jobert dans Les mariés de l’An 2…

Film qui me permit de relativiser le divorce de mes parents.

Comme Borsalino m’apprit que l’amitié c’est aussi compliqué. Surtout quand ton pote s’appelle Alain Delon et qu’il est fort à la bagarre.

Cette baston entre les 2 poids lourds du box-office dure 3 minutes 20.

Borsalino m’apprit aussi que les héros, comme la mère de Bambi, pouvaient mourir et je trouvais ça aussi dégueulasse que traumatisant.

Comme me traumatisèrent Minos et son œil de verre dans Peur sur la ville. 40 ans plus tard, les notes de Morricone me font toujours frissonner de peur…

Comme me font frissonner de joie celles de L’as des as. 

J’avais 8 ans quand je rencontrais Bebel pour la première fois au cinéma et comme tous les mômes de mon âge, je rêvais d’être le petit Simon Rosenblum pour être le pote de Jo Cavalier.

Et puis plus tard, je voulais simplement ETRE Jean-Paul Belmondo, l’homme le plus cool du monde. D’ailleurs chaque fois que j’éteignais ma télé ou sortais du cinéma j’étais le magnifique Bob Sinclar, le professionnel Joss Baumont ou l’enfant gâté Sam Lion. 

Car les films sont magiques et nous font vivre 1000 vies et je vous garantis que si un jour ma femme me surprend avec Sophie Marceau dans le salon familial, je lui dirai comme dans Joyeuses Pâques : "c'est ma fille".

Merci Jean-Paul Belmondo à travers vos 80 films de m’avoir appris la vie. 

Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes tous Jean-Paul Belmondo !

Vive le cinéma !