Pas vacciné avec ses 2 krells, la séance de Thomas Croisière hier c’était…"Planète interdite de Fred M. Wilcox", qui en 1956, grâce au Eastmancolor et au CinémaScope, sort la SF de la série B et définit les futurs canons du genre. Résultat…

Gaston : J’ai bien aimé ce film, enfin j’ai même adoré

Film dont l’enseignement final est…

Gaston : La science ne fait pas de nous les Dieux

Mais il traite aussi de la noirceur de l’âme humaine en s’inspirant de La tempête de Shakespeare.

Comme Le roi lion s’inspire d’Hamlet, West Side Story de Roméo et Juliette ou Lolita malgré moi de Jules César et Macbeth.

Si, ce teen movie avec Lindsay Lohan et Rachel McAdams, c’est du Shakespeare !

Alfred : C’est l’histoire d’une expédition qui part rechercher une autre expédition il y a 10 ans, qui avait lieu sur une planète et ils reçoivent un message à proximité de la planète : « N’allez pas sur cette planète, c’est dangereux et gnia gnia ». Des avertissements. Mais eux, ils n’écoutent pas les avertissements.

Et ils ne lisent pas non plus les titres des films : Planète interdite ! Forbidden planet s’ils ne parlent pas français ! Et qu’est-ce qu’on trouve sur Altaïr IV ?

Alfred : Alors déjà, il y a un robot. Il y a une fille et un père. Tout le reste de l’équipage a été tué mystérieusement.

« Mystérieusement ». Ca sent pas bon je vous dis !

Alfred : Le père, c’est un scientifique qui a découvert les Krells, un ancien peuple qui a un million d’années d’avance sur les humains, mais qui ont disparu…

… disparu « mystérieusement » en une nuit et dont la technologie avancée permit au professeur Morbius de concevoir Robby.

Gaston : Robby le robot, je l’adore. Il est chauffeur de voiture et il est très intelligent. Il a un système pour ne pas tuer les gens et tout ça, c’est cool. J’aimerais bien l’avoir si je pouvais, mais malheureusement, non.

Ce robot, dont la conception engloutit 7% du budget du film, fut un énorme succès de merchandising. Il marqua sa génération et on le recroise dans Gremlins, Columbo, Wonder Woman ou La Croisière s’amuse, …

Robby veille sur Altaira, la virginale et naïve fille du Docteur Morbius qui n’a jamais connu la Terre ni d’autres hommes que son père. Et les hommes…

Gaston : Il y a des moments que je trouve dégoutants. Genre à un moment, il y a quelqu’un qui dit à, comment dire, la fille qui ressemble à une humaine, mais qui ne se souvient plus des cultures humaines, ce qu’ils font et tout ça, et là, il y en a un qui dit : « Les bisous c’est bon pour la santé »

Alfred : C’est un stimulant

Gaston : Et ben là, ils en font plein parce qu’elle dit : « Oh, mais je ressens rien ». « Mais, il faut le refaire, plein de fois, jusqu’à ce que ça stimule, tout ça ». Alors ils en font, je sais pas 8. En tout cas, ils en font plein et ça m’énerve beaucoup.

Heureusement, le commandant Jean-Jacques Adams veille au grain. Et c’est parfois délicat de le prendre au sérieux car il est incarné par… Leslie Nielsen… Oui, celui qui 30 ans plus tard nous fera hurler de rire dans les Y-a-t-il un flic et qui est ici en mode beau gosse, team premier degré. Et du premier degré, il en faut pour faire face à un « mystérieux » danger.

Alfred : Après, il y a des morts mystérieuses, comme d’habitude, déchiquetées dans la pièce par une créature inconnue.

La magie du film réside dans l’usage intelligent des effets spéciaux gérés par Disney et des sons conçus par les pionniers de l’électro Louis et Bebe Barron pour donner vie à cette invisible menace.

On ne vous en dit pas plus, mais n’oubliez jamais que l’homme porte en lui sa propre destruction. Et que c’est pas pour rien qu’elle était interdite cette putain de planète !

Vive le cinéma !

L'équipe