"Snö", une série suédoise de trois épisodes disponibles sur la plateforme Outplay, spécialisée dans la diffusion des films et des séries qui mettent en avant la communauté LGBT+.

"Snö  : n'essuie jamais les larmes sans gants" série suédoise de trois épisodes disponibles sur la plateforme Outplay.
"Snö : n'essuie jamais les larmes sans gants" série suédoise de trois épisodes disponibles sur la plateforme Outplay. © Capture d'écran de la bande annonce/YouTube

Snö, une série suédoise de trois épisodes disponibles sur la plateforme Outplay, spécialisées dans la diffusion des films et des séries mettent en avant la communauté LGBT .

Adapté d’un roman suédois N’essuie jamais les larmes sans gants sorti en 2013 et adapté dans la foulée pour le petit écran, Snö nous replonge dans les années 80. 

Baccalauréat en poche, étudiant aux rêves nombreux et jeune garçon aux traits angéliques, Rasmus quitte sa petite vielle natale pour gagner Stockholm et pouvoir enfin vivre une homosexualité qu’il a tenu jusque là secrète. 

C’est encore l’époque où les gays vivent cachés. Le temps des lieux de dragues un peu sordides, des toilettes de gares et des bars anonymes. Les rencontres sont autant nombreuses que furtives ; peu amènes. Rasmus fait la connaissance de quelques homos qui commencent à refuser de s’excuser de ce qu’ils sont et rêvent de pouvoir vivre leur vie au grand joue. 

Rasmus rencontre un autre jeune homme, tombe amoureux et s’accomplit enfin. Jusqu’au moment où la maladie arrive

Les morts se multiplient semant autour d’eux panique et ostracisme. On ne sait comment soigner les jeunes hommes atteints de la maladie. Même le personnel soignant refuse de les toucher. 

Référence au titre du roman, n’essuie pas les larmes sans gants. On a oublié pour la plupart la paranoïa qui accompagne l’arrivée du sida. Les craintes les plus ancestrales qui permettait à l’homophobie de pousser à nouveau sur ce terreau d’inquiétudes. La série raconte tout cela. 

Elle fut un triomphe en Suède et en Grande Bretagne où ce bouleversant devoir de mémoire, cet hommage à toutes celles et ceux qui tombèrent au champ de cette pandémie, fut salué par la critique pour sa pudeur et son refus de tout sensationnalisme . 

Snö est avant tout une histoire d’amour. Amour au pluriel. 

Une tragédie où il est question de sexe et de mort et qui reconstitue parfaitement ces temps troublés. Les parents refusant de venir voir  leur enfant à l’hôpital mais se précipitant le lendemain de leur décès pour vider son appartement et chasser l’amant de leur fils. 

Un temps où l’on enterrait ses amis et ses proches chaque semaine, où ces corps autrefois flamboyants et pleins de vie n’étaient plus que des carcasses décharnées et fragiles. Des images que notre mémoire a tenté de remiser mais qui resurgissent avec cette série.

Bien sûr que l’on est en larmes tout au long des trois épisodes, bien sûr que c’est un mélo qui vous emporte dans sa bourrasque émotionnelle mais Snö n’est pas qu’un seul tire-larmes. 

Cette série vaut surtout pour sa manière de rouvrir une page trop vite tournée alors que toujours d’actualité car oui le Sida est toujours là et tue toujours sans distinction d’ethnie ou de sexualité. Une des pandémies les plus tragiques de l’histoire du 20ème siècle. Une pandémie accompagnée par tant de haine et de rejet et qu’il ne faudra jamais oublier. 

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