Le choix d'Olivier Delcroix. Une série vintage des années 1980. "Papa poule", c'est l'histoire d'un dessinateur qui se retrouve à gérer seul ses quatre enfants : Juliette, Paul, Claire et Eva. Ce père débordé et enfermé chez lui rappelle au journaliste ce qu'il a vécu lui-même pendant le confinement.

Sady Rebbot et Juliette Mills dans une scène de la série télévisée "Papa poule"
Sady Rebbot et Juliette Mills dans une scène de la série télévisée "Papa poule" © AFP / JACQUES CHEVRY / Ina / Ina via AFP

Pourquoi diable parler de Papa Poule, série vintage des années 80, disponible en ligne sur la nouvelle plateforme Madelen de l'Ina

Tout simplement parce que du fait du confinement, je me suis un peu retrouvé dans une situation similaire à celle du héros de cette joyeuse série des années 80, le "Papa Poule" Bernard Chalette, ce dessinateur qui travaille chez lui toute la journée, tout en étant obligé de s'occuper de ses quatre enfants qui lui courent toujours entre ses pattes !

Et j'avoue que revoir en famille, chaque soir, les 12 épisodes de cette formidable série très avant-gardiste dans cette période si particulière que nous traversons, ça fait chaud au cœur, ça stimule, et ça redonne le moral ! 

Résumé (pour ceux qui n'étaient pas sur Terre, il y a 40 ans)

Papa Poule, ce feuilleton basé sur un concept qui fait toujours mouche en ces temps de #Metoo. Réalisée par Roger Kahane, et adaptée du roman du roman de Daniel Goldenberg, l'histoire raconte la vie quotidienne d'un papa cool (l'excellent Sady Rebbot, tristement disparu d’un cancer en 1994) qui, à la quarantaine, se retrouve seul à élever ses quatre enfants issus de deux mariages différents…

Dès le premier épisode, le téléspectateur plonge au cœur d’une sympathique tribu des années 1980. Les enfants sont touchants, de Julienne, l’ado responsable, à Paul, le seul garçon de la bande, qui passe son temps à dire "Bon, j’remballe", sans oublier les deux petites, Claire et sa frange blonde ou Eva et sa frimousse mutine.

Un père célibataire parfait ? 

Cheveux bouclés poivre et sel, sourire bienveillant et amour immodéré pour ses enfants, Bernard, dit "Nanar" joue les pères célibataires à la perfection… Sous le regard parfois narquois de ses deux anciennes épouses, Jenny et Charlotte, qui se consacrent à leur carrière. La maison achetée par cette famille recomposée (sujet encore tabou à l’époque) joue aussi un rôle central. Ce joli pavillon en meulière situé 84, rue Carnot, à Montreuil (93), a été démoli, remplacé par un square baptisé Papa Poule.

Les épisodes sont rythmés, les personnages bien campés et les intrigues variées. Dans le deuxième épisode notamment, la leçon du père à son garçon qui a été pris en train de voler dans un supermarché vous arrache une larmichette. Sans oublier le bon copain Charles, personnage secondaire et attachant. Un père divorcé, un de plus, incarné par Jean-Pierre Rambal avec sa voix douce et son physique filiforme. On se dit que, décidément, ces "Papas poules" mordaient la vie à pleines dents.

Ils montraient surtout, de façon séduisante et décontractée, un mode de vie quotidienne qui pourrait se rapprocher du titre votre émission ! Bref, grand bien vous fasse, Ali, de voir ou revoir cette série qui n'a pas pris une ride...

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