Retour sur trois séries cultes reposant sur le thème de l’enfermement et de la claustrophobie juste pour se dire par comparaison que finalement il y a pire que notre sort.

Le Prisonnier, une série créée en 1967, mais on n'a jamais fait mieux en, matière de série confinée, selon Xavier Leherpeur
Le Prisonnier, une série créée en 1967, mais on n'a jamais fait mieux en, matière de série confinée, selon Xavier Leherpeur © AFP / ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12

Lost

A la troisième place Lost créée par JJ Abrams (réalisateur du dernier Star Wars mais aussi prolixe producteur et créateur de séries telles que Fringe ou encore Westworld) ainsi que Damon Lindelof (producteur et scénariste de la série Watchmen sortie il y a quelques mois).

Petit rappel des faits pour ceux qui auraient vécu sur Mars ces dernières années et seraient passés sous le radar d’une des séries majeures des années 2000. Le vol 815 de la compagnie Oceanic Airlines explose en vol. le cockpit s’écrase sur une île du Pacifique non répertoriée sur les cartes sinon ce n’est pas drôle vous en conviendrez. 

Une île, un endroit idéalement propice pour une série de confinement mettant en scène des survivants hagards confrontés à l’impossibilité de pouvoir s’enfuir. Ajoutez à cela des éléments fantastiques comme une bête féroce invisible, des autochtones peu amènes et l’apparition de signes mystérieux et vous obtenez six saisons hautement addictives et à forte teneur claustrophobe. 

Si le final avait été moins bâclé, la série serait sans doute mieux placée dans ce classement.

Oz

Deuxième place OZ la plus grande série carcérale à ce jour signée Tom Fontana (Homicide et Borgia) en 1997. Soit donc une prison (impossible de faire plus confiné) plus exactement une unité carcérale pilote où se côtoient les criminels les plus violents. Et dans les murs de ce lieu expérimental un précipité de la société américaine gangrenée par ses fractures ses iniquités, ses violences et ses tensions raciales. 

Suprémacistes blancs, gangs d’afro américains, meurtriers irrécupérables… Si son directeur rêve de réinsertion, ce banc d’essai d’un pénitencier moderne est en réalité un haut lieu de la haine, de la domination psychique et des sévices physiques. 

Six saisons brutales, tendues et anxiogènes… Oz et ses reste à ce jour la série la plus malaisante qui soit. 

Le prisonnier

Et enfin et en tête la combinaison imparable des deux éléments clés des séries précédentes : soit une île loin de tout et une prison à ciel ouvert. Autrement dit Le Prisonnier le chef d’œuvre de Patrick McGoohan qu’il crée et interprète en 1967. 

Un agent secret britannique donne sa démission. Il rentre chez lui préparer une valise pour des vacances bien méritées. Un gaz s’échappe le plongeant dans un profond sommeil. Il se réveille dans son appartement sauf qu’il n’est plus à Londres dans un lieu étrange entouré par la mer, dénommé Le Village et son identité a disparu : il n‘est plus que le très anonyme le numéro 6. 

Une série stylisée et inquiétante inspirée par la paranoïa aiguë de la guerre froide mais qui aujourd’hui encore n’a rien perdu de son intense pouvoir traumatisant. 

Une saison unique de 17 épisodes sans réelle résolution qui depuis sa création ne cesse de questionner et susciter moult débats et interprétations. 

Une chose est sûre on n’a pas fait mieux.

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