Par Eric Libiot qui propose : "Je suis un aventurier" d’Anthony Mann avec James Stewart – et un peu Du sang dans le désert d’Anthony Mann avec Henry Fonda. Il y a quinze jours, il évoquait Butch Cassidy et le Kid et le western moderne des années 60/70. Aujourd'hui, retour au classique !

James Stewart dans "Je suis un aventurier"
James Stewart dans "Je suis un aventurier" © AFP / UNIVERSAL INTERNATIONAL PICTURES / COLLECTION CHRISTOPHEL

Aujourd’hui, on revient à du classique qui a souvent du bon avec Anthony Mann grand réalisateurs des années 40/50 qui a beaucoup œuvré dans le film noir et le western. 

Question western il en a tourné cinq célèbres avec James Stewart : Winchester 73, Les Affameurs, L’Appât, L’homme de la plaine et donc Je suis un aventurier actuellement visible en replay, l’un des plus beaux westerns qui soient

Anthony Mann est le plus shakespearien des cinéastes de Hollywood qui raconte dans des paysages souvent grandioses des personnages au passé trouble.

Ainsi de James Stewart dans Je suis un aventurier homme solitaire parfois égoïste qui mène un convoi de bétail à travers la nature sauvage et magnifique du Canada et qui se met volontairement en marge de la communauté pour préserver son individualisme.

Il ne veut pas entendre qu’il faut s’aider mais il se rendra bientôt compte face à un juge tout puissant adepte des abus de pouvoir qu’il doit changer s’il veut appréhender un monde en train d’évoluer, le monde d’après contre le monde d’avant – un des grands thèmes du western.

Je rerererevoyais ce film hier matin et juste après j’ai écouté les infos de 13 heures sur France Inter dans lequel il état fait état à partir d’une étude sur la communication du gouvernement et les mots qu’il emploie, de la difficulté aujourd’hui à considérer pour les Français appartenir à la collectivité quand chacun se préoccupe de soi et de ses proches.

C’est exactement le sujet de ce grand western, ce qui n’est pas étonnant puisque les thèmes du genre font bien souvent écho aux mouvements du monde et à la nature humaine.

Oui, on peut admirer le trouble de James Stewart, la beauté des paysages, la cruauté du juge, l’humour sous-jacent, l’amitié qui affleure et sentir que ce film est proche de nous actuellement.

Hasard de la programmation il y a un autre film de d’Anthony Mann en replay, Du sang dans le désert avec Henry Fonda, l’histoire d’un ancien sheriff qui apprend à un jeune sheriff comment faire respecter la loi. Beau film sobre et humaniste dans lequel un des personnages cite Shakespeare puisque je vous disais qu’Anthony Mann était un grand admirateur du dramaturge anglais

C’est un vers la pièce Henry IV je cite : 

Au sein de cette épine, le danger, nous cueillerons une belle fleur, notre sûreté.

Je ne suis pas surpris d’entendre de telles paroles dans un western, genre ambitieux, sérieux, et jamais futile, mais avouez Ali qu’il est troublant de l’entendre aujourd’hu

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