Ce soir, préparez-vous à sortir vos mouchoirs avec "This is us", en deuxième partie de soirée sur M6.

Chris Sullivan, et Chrissy Metz dans la série "This is us" - Saison 4
Chris Sullivan, et Chrissy Metz dans la série "This is us" - Saison 4 © Ron Batzdorff/NBC

Alors d’accord ce n’est pas à proprement parler une nouveauté. Aux Etats-unis la série en est à sa quatrième saison mais le fait que M6 décide de la diffuser en ces temps de confinement nous permet d’évoquer une série majeure de ces dernières années. 

Bienvenue donc à celles et ceux qui ne savent encore rien de cette série lacrymale et magistrale - à mon humble avis – et qui vont découvrir les joies d’un soap malicieux, très consommateur en mouchoirs en papier. 

Ayez-en un certain nombre à portée de main, c’est un conseil d’ami. Je vais essayer d’en dire le moins possible pour ne pas déflorer l’effet de surprise sur lequel se clôt le tout premier épisode. Nous pouvons juste dire qu’il s’agit de l’histoire d’un couple qui attend des triplés, d’un beau gosse parfois peu sûr de lui, star d’une série télé sans grand intérêt, de sa sœur, à la fois sa confidente et sa souffre douleur, qui lutte depuis son enfance contre des problèmes de surpris et d’un jeune afro américain habitant dans un quartier blanc friqué où l’intégration n’est pas toujours gagnée. J’espère déjà ne avoir pas trop dit.

Créée par Dan Fogelman, cette série fut un triomphe aux Etats-Unis avec plus de 15 millions de téléspectateurs pour la première saison.

Comment expliquer un tel succès ? D’abord par le choix de son écriture qui use avec subtilité des codes du soap larmoyant mais sans jamais verser dans la mièvrerie poisseuse ou la caricature. Certes il y a une bonne dose  de mélo. Mais du mélo qui s’assume avec ce qu’il faut de coups bas du destin qui font monter les larmes aux yeux. Fort heureusement, la finesse avec lesquels sont dépeints les héroïnes et les héros, leurs conflits intimes et leurs doutes existentiels sauve sans cesse la série de toute lourdeur et de tout excès de sirop mielleux.

Mais la force principale de This is us, ce sont ses thématiques.

C’est une série qui questionne d’abord la notion de famille recomposée ou décomposée, pas nécessairement unie par les seuls liens du sang mais qui existe et se constitue grâce à d’autres choses que l’ADN. 

Une famille dont on choisirait les membres plus que l’on ne les subirait. Qui vous aime pour ce que vous êtes et non pour ce que l’on coudrait que vous soyez. This is us parle aussi de paternité. 

Ce qui assez rare car la plupart des fictions abordent plus souvent le thème de la figure maternelle. Mais la place du père, qu’il soit présent ou absent, est tout aussi déterminante dans ce qui nous construit. Enfin This is us est une grande série chorale sur l’Amérique d’aujourd’hui et sur le regard des autres qu’il faut sans cesse subir que vous soyez enveloppée, noir ou vedette du petit écran. 

Si vous êtes passés à côté de cette merveille émotionnelle, séance de rattrapage obligatoire ce soir sur M6. 

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