Avec cette crise sanitaire, les experts observent une forte hausse des activités criminelles sur les réseaux.

Le  phénomène est exclusivement lié à la propagation du Covid-19 et à  toutes les peurs qu’il suscite. Le 20 mars dernier,  plusieurs agences européennes notamment Europol, se sont alarmées dans  un communiqué de l’évolution de la situation : « Des acteurs  malveillants exploitent activement ces circonstances nouvelles et  difficiles pour cibler les télétravailleurs, les entreprises  et les particuliers. » Et si l’Europe tout entière a basculé dans le  troisième stade de la crise du coronavirus, le cyberespace, si l’on en  croit les spécialistes, n’en est encore qu’au préliminaires. Les hackers  sont très créatifs. Ils sont aussi formidablement  opportunistes. Et pour cause : comme les marchands de parapluies –  profession fort honorable, au demeurant – ils guettent le moment propice  pour se manifester. La pandémie planétaire, c’est une aubaine pour  l’internationale de la cybercriminalité.

Et comment se manifeste cette "cyber-pandémie" ?

Au  premier stade du fléau les symptômes se limitent à ceux d’un gros rhume  numérique : faux mails et arnaques prolifèrent. Tantôt  c’est une banque qui vous demande de mettre à jour vos données en  ligne. Une autre fois, c’est un courriel qui vous promet des révélations  fracassantes sur les origines du Covid-19, si vous ouvrez le fichier en  pièce jointe. A ce stade, ce sont les plus crédules  qui tombent les premiers. Mais dans une deuxième phase, ce sont tous  les imprudents qui sont frappés. Ce stade 2 a démarré lorsque les  entreprises ont demandé à leurs salariés de travailler depuis leur  domicile. Beaucoup d’entre eux se retrouvent alors livrés  à eux-mêmes. Leur nouveau poste de travail, c’est souvent l’ordinateur  familial : il sert aussi bien aux enfants pour faire des jeux en ligne  ou échanger sur les réseaux sociaux, qu’aux parents pour regarder des  films en streaming et échanger des mails professionnels.  Ce grand gloubi-boulga numérique facilite la tâche du hacker dans  l’installation de logiciels malveillants sur les téléphones, le PC même la télé du salon. Il lui permet aussi de préparer la phase 3 : lorsque les salariés se connectent  au réseau de leur entreprise à partir de machines qui ne sont pas sécurisées…

Quelles sont les bonnes pratiques à suivre ?

Séparez  les usages personnels et professionnels, selon vos machines. Faites les  mises à jour de sécurité sur  tous vos appareils. Renforcez la sécurité de vos mots de passe et  sécurisez votre connexion Wifi. Sauvegardez régulièrement votre travail  dans le cloud ou sur des clés USB. Méfiez vous des messages inattendus  ou alarmistes. Restez zen, prenez toujours le temps  de la réflexion. Et je vous recommande une visite sur le site cybermalveillance.gouv.fr très clair et très bien fait. Dans le  cyberespace aussi, les règles de confinement et les gestes barrière  doivent s’appliquer.

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