Profitons de la présence d’Alain Mabanckou pour saluer la parution chez Gallimard, dans l’excellente collection "Continents Noirs", du premier volume des œuvres complètes d’un auteur qu’il connaît bien - et qu’il enseigne même, le congolais Tchicaya U Tam’s i.

« J’étais nu pour le premier baiser de ma mère » rassemble l’œuvre poétique , soit 8 recueils, d’un homme qui fut également dramaturge, nouvelliste et romancier et qui nous a quitté prématurément, en 1988, à l'âge de cinquante-sept ans.

Sarcastique (d'abord envers lui-même) et tendre à la fois, luxuriante dans ses images, faite d’ellipses, de ruptures de tons et de rythmes mais aussi de collages, l’œuvre poétique de Tchicaya U Tam’si juxtapose souvent le prosaïque et le sublime et il peut sembler ardu de s’y plonger. Pourtant, sa modernité s’impose, son cri de colère, de révolte n’a rien perdu de sa force. Et les préface et appendice que propose l’écrivain congolais Boniface Mongo-Mboussa offrent aux lecteurs des balises pour se repérer dans ce que Tchicaya U Tam’si décrivait lui-même comme : un bric-à-brac si l'on veut, une espèce de ruée, d'écoulement, c’est la lave qui descend d'une colline qui ne choisit pas un itinéraire et vraiment ramasse tout sur son passage .

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