Comme le dit très bien Anne Bocandé en préambule du dernier numéro d’Afriscope, Mémoires du Rwanda : “nous sommes tous héritiers de ce drame. L’écrire, le dire, le chanter, le peindre, le danser c’est aussi l’exorciser. Nous faire comprendre “l’humain pour lui définir un avenir ”. Construire l’avenir auprès d’une jeunesse qui incarne l’espoir du Rwanda de demain ; c’est la tâche que s’est fixé Eugène Murangwa . Ancien gardien de but de l’équipe nationale de football du Rwanda , Eugène a créé àKigali, avec ses anciens coéquipiers, une académie de football. Son objectif : éduquer des citoyens en même temps qu’il forme des joueurs. Son défi : permettre à ses enfants tous né après 1994 et fils de rescapés, de criminels, de prisonniers ou d’exilés, de vivre ensemble avec ce passé. Si le football sert donc aujourd’hui le processus de réconciliation et de reconstruction, il a au Rwanda une mémoire ambivalente. C’est ce que nous raconte, à travers le personnage d’Eugène, le documentaire de François-Xavier Destors & Marie Thomas-Penette,Rwanda, la surface de réparation , diffusé ce mardi à 22h30, sur Arte.

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Afriscope : écrire le génocide et l'exil Fin avril 1994. Le monde entier assiste à l’élection de Mandela à la présidence de l’Afrique du Sud marquant la fin de l’Apartheid. Comme un symbole d’espoir. À quelques milliers de kilomètres, l’humanité sombre dans les ténèbres depuis plusieurs semaines déjà. Avril-mai-juin 1994 : Entre 800 000 et 1 million de personnes sont exterminées dans l’indifférence du même monde. 2014. Le Rwanda est dans nos mémoires. Les images de 1994 nous hantent. Mais ces images ne suffisent pas pour dire l’indicible, réparer le mal panser les plaies, penser l’avenir.

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"Les tapis rouges du Rwanda "dans Desports # 3 "Les tapis rouges du Rwanda", un article de François-Xavier Destors à lire dans le troisième numéro du magaine Desports, toujours en kiosque !

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