Cet enfant de Bal el Oued, qui n’a pas sa plume dans la poche, signe avec A mon âge, je me cache encore pour fumer sa 1ère pièce en français. Une pièce chorale à la fois grave et truculente qui nous plonge dans l’intimité d’un hamman d’Alger à la fin des années 90.

Dans ce lieu clos, à l’abri du regard des hommes, 9 femmes jeunes, vieilles, mariées, veuves ou encore célibataires font tomber le voile, crier leurs douleurs, chanter leurs espoirs et se mettent à nu sans retenues. Elles sont du même quartier, se connaissent depuis toujours et elles sont à cran devant les horreurs qui émaillent leur quotidien...

Il ressort de cette pièce à la fois émouvante et drôle, une liberté de ton insolente, une énergie vitale presque joyeuse, une rage de vivre qu’il faut entendre au nom de toutes les femmes qui combattent pour défendre leur dignité envers et contre tout.

Avec un sens naturels des dialogues, Rayhana brosse un portrait sans concession de la condition féminine dans son pays et plus largement de l’Algérie contemporaine, son réquisitoire contre les intégristes et leur lâcheté est implacable.

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