Les copines, y a rien de mieux, et c’est donc aussi valable pour les habitantes de la savane au long cou. 512 girafes femelles ont été observées pendant 5 ans en Tanzanie par Bond, Monica Bond, biologiste de l’université de Zurich.

L’importance de l’amitié chez les girafes !
L’importance de l’amitié chez les girafes ! © Getty

Le résultat de l'observation de la biologiste Monica Bond pourrait être résumé ainsi : si tu as beaucoup d’amies, tu vivras plus longtemps, madame girafe. 

Alors déjà : pourquoi les femelles ? Parce que les mâles vivent seuls, eux, dans une compétition permanente. Pendant que les femelles forment des structures sociales, des communautés de 60, 90 individus, avec des cercles différents de moins de 10 girafes en moyenne, dans lesquels elles naviguent et alternent, un peu comme nous finalement… 

Pourquoi l’effet de groupe augmente-t-il leurs chances de survie ?

Ben déjà elles se refilent les bons plans pour manger, c’est pas mal… Ensuite, les prédateurs font moins les malins que face à une pauvre girafe seule et sans défense… D’autant que les lions, léopards ou hyènes en veulent davantage aux petits, les girafons, très vulnérables, qu’elles arrivent donc à mieux protéger en étant plusieurs. En + elles s’en occupent ensemble, (parce que les pères n’en foutent pas une), un peu comme une crèche explique Monica Bond, ce qui permet de les déstresser… Et c’est bien la clé de tous ces éléments : la sérénité qu’apporte le collectif. Sérénité qui leur permet d’être en meilleure santé, et donc d’avoir une probabilité + grande de passer les saisons. La biologiste avoue sa surprise, car comparé à la localisation, ou l’environnement dans lequel les girafes évoluent, c’est bien la sociabilité et l'apaisement qu'elle apporte qui a le + d’influence sur leur survie. Un résultat éloquent par les temps qui courent chez nous autres humains quasi confinés. 

Combien de temps peut vivre une girafe ? 

Une trentaine d’années à l’état sauvage, mais il y en a de moins en moins, 40% de déclin en 30 ans, il ne reste même pas 100.000 girafes aujourd’hui en Afrique. Toutes ces recherches autour de la survie sont donc importantes. Monica Bond avait déjà établi il y a 2 ans que les tâches sur leur pelage, propres à chaque individu, avaient une fonction de camouflage, elle continue à les étudier… Prochaine étape, comprendre si elles sont un moyen de sélection au moment de s’accoupler. D’ailleurs un dernier élément à ce sujet : le harcèlement existe aussi chez les girafes, un mâle peut suivre une femelle pendant des jours, et là encore vive le groupe : l’union fait la force pour l’éloigner. Allez, un bon réveil à toutes les copines !

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