Et oui la fête est finie comme dirait l’autre… Que faire de son sapin ? Le brûler (surtout pas !) ? Le déposer en point de collecte ? Quelques pistes dans cette chronique environnement consacrée au devenir de nos sapins de Noël.

Que faire de nos sapins après Noël ?
Que faire de nos sapins après Noël ? © Getty / SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images

Vous avez donc peut-être remballé ce week-end, ou vous apprêtez à le faire parce que vu les épines qui font la gueule et jonchent désormais le sol - même sous un Nordmann pas censé les perdre. Il est temps, chers amis. Et où que vous viviez vous avez certainement croisé l’un des points de collecte, des bennes ou des espaces grillagés, qui se multiplient : 180 à Lyon, c’est trois fois plus que l’an dernier… à Marseille il y en a 212, des 10aines aussi à Lille, à Nantes, 5 à Annonay en Ardèche, bref la majorité des communes sont équipées pour récupérer nos 5 millions de sapins naturels, sans sac plastique, jusqu’à la fin du mois.

Et qu’en font-elle ensuite de ces pauvres sapins rabougris ?

Alors la plupart annoncent un broyage, et… c’est vrai : ils sont passés à la moulinette sur place. Les broyeurs – qui fonctionnent avec du fuel je le précise quand même – viennent jusqu’au point de collecte et transforment votre arbre mort en petits copeaux, le broyat, qui va ensuite être répandu dans les espaces verts à proximité, car le sapin, acide, est un désherbant naturel, qui permet aussi de limiter les arrosages. L'an dernier, 115.000 sapins ont été broyés à Paris par exemple, 2.300m3 à l’arrivée, c’est une piscine olympique. 

Et les brûler on peut ?

Surtout pas ! Brûler des déchets verts dans son jardin c’est interdit, une circulaire de novembre 2011, car la combustion des végétaux émet des particules fines très polluantes dans l’air, on parle d’une équivalence 13.000 km en voiture diesel pour 50kg brûlés ( !), et parfois cancérigènes. Interdit aussi Nicolas d’abandonner votre sapin en pleine nature, que ce soit en forêt ou sur un trottoir, comme j’en vois pourtant beaucoup en ce moment… Et je ne suis pas la seule puisqu’un hashtag #chasseursdesapins circule sur internet pour poster la photo des scènes de crime, sans qu’on retrouve les coupables cela dit, passibles d’une amende d’au moins 68 euros. 

Des sapins qui finissent incinérés avec les ordures

Dommage car il y a encore d’autres solutions pour s’en débarrasser, à condition qu’ils n’aient pas été aspergés de neige chimique : on s’en sert de rempart contre l’érosion sur les dunes de la côte Atlantique… D’autres les plantent au fond des étangs pour en faire des abris à poissons. Et la grosse tendance cette année c’est de les donner à manger aux chèvres qui en raffolent, et oui ! Les épines sont pleines d’oligo-éléments, et vermifuges. Partout des éleveurs se proposent de récupérer vos sapins pour en faire une petite friandise pour biquette, mais attention avec modération car, on en avait parlé, la majorité des sapins sont cultivés avec des pesticides, ne l’oubliez pas ! 

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