Sur les traces du roi des poissons : le saumon royal, dont la fabuleuse épopée du retour sur leur lieu de naissance est racontée dans ce livre, "Les Rois du Yukon" (le fleuve) publié chez Albin Michel, par le journaliste britannique Adam Weymouth.

La remontée des saumons
La remontée des saumons © Getty / Roel DIjkstra/SUNSHINE

Le roi des rois même puisqu’il s’agit du saumon royal, Oncorhynchus tshawytscha pour son petit nom scientifique très chouette à prononcer au réveil : l’une des 5 espèces au monde, qu’on trouve en Amérique du Nord et que j’ai découvert encore plus "balèzes" que Chuck Norris ! 

Et oui… Cela en lisant comment ils remontent chaque année à contre-courant les 3200 km – la distance Paris- Athènes – les 3200 kilomètres agités du fleuve où ils sont nés pour pondre et mourir là où tout avait commencé ! 

Fabuleuse épopée racontée dans ce livre, « Les Rois du Yukon » (le fleuve) publié chez Albin Michel, par le journaliste britannique Adam Weymouth

Le trentenaire, spécialiste des sujets environnement, a suivi les poissons pendant leur migration de quatre mois dans son canoë jaune à travers les paysages Jack-Londoniens de l’Alaska et du Canada, berceau et donc tombeau de ces saumons royaux.

Mais pourquoi font-ils cela et comment retrouvent-ils le chemin ?

Parce qu’ils le souhaitent, d’autant que les œufs doivent être pondus en eau douce, où ils sont mieux protégés et se développent mieux.  Et grâce à leur boussole interne. 

Les saumons sont, je cite :

capables de distinguer une goutte de leur rivière natale parmi des millions de mètres cube d’eau de mer (…) Un composé chimique de végétal et de minéral qui les tire comme au bout d’un fil tout au long du fleuve.

Fleuve déchaîné par endroits, ce qui en fait des nageurs combattants et vaillants face aux éléments : ils ne mangent pas, ne dorment pas pendant toute la migration. 

Et quand ils arrivent au bout, ces colosses de parfois 25 kg ont perdu jusqu’à la moitié de leur masse musculaire et 90% de leur graisse. 

Est-ce qu’ils arrivent tous au bout ?

Oh non, seulement 1 sur 10.000 réussit cette remontada héroïque, guidée uniquement par la mission : la frai (c’est-à-dire la fécondation) et la ponte du maximum d’œufs possible.

Les corps argentés et teintés de rouge se transforment même, écoutez bien : les ovaires des femelles grossissent jusqu’à faire 1/6ème de leur poids, pendant que la taille des testicules des mâles est multipliée par cinq !!

On ne plaisante pas quand il faut faire survivre l’espèce, malmenée par les prédateurs, la pêche, les barrages et le changement climatique, alors qu’elle est en plus une ressource précieuse et un patrimoine culturel pour les peuples autochtones. Les voici donc 5 ans après leur naissance à se sacrifier pour la postérité, épuisés par cette odyssée, Adam Weymouth les décrit même comme des zombies à l’arrivée de ce courageux et fascinant voyage au bout de la vie. 

=> Ces saumons « rois du Yukon » sont donc à lire en français chez Albin Michel

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