A Londres, ambiance thuglife dans les parcs royaux, où les occupants des mares et étangs se prennent le bec. Ce n’est pas intentionnel, ça part même d’un bon sentiment : nourrir ces animaux sauvages. Sauf que ça vient tout dérégler, tout déséquilibrer, avec, donc, une possibilité de baston générale à l’arrivée.

Nourrir les animaux sauvages détraque l'équilibre naturel
Nourrir les animaux sauvages détraque l'équilibre naturel © Getty / Sally Anscombe

Les canards, mais aussi les cygnes, dont quelques mâles dominants viennent intimider certains congénères, pendant que rodent des mouettes agressives, des rats opportunistes et que des corbeaux viennent piquer les œufs et même les poussins d’autres oiseaux, bref : un carnage.

Et c'est à cause de nous !

Encore, oui… Alors ce n’est pas intentionnel, ça part même d’un bon sentiment : nourrir ces animaux sauvages. Sauf que ça vient tout dérégler, tout déséquilibrer, avec, donc, une possibilité de baston générale à l’arrivée. Pourquoi ?

D’abord parce que les nourrir vient modifier leur comportement naturel : on a par exemple vu à Londres (mais c’est valable partout évidemment) des hérons réclamer de la nourriture aux humains plutôt que chasser. Et se transformer en flemmards n’est pas bon pour leur survie ! 

Ensuite ce qu’on leur donne – du pain en général – ne fait pas du tout partie de leur régime alimentaire habituel (puisque c’est une nourriture d’humains, ça ne vous aura pas échappé). Le pain bien que rassasiant ne leur apporte pas les nutriments dont ils ont besoin, il peut aussi provoquer des problèmes digestifs, sans parler des bactéries dans les plans d’eaux à cause de dizaines, centaines de croûtons croupis. Et puis que se passe-t-il quand on jette des miettes ou des graines ? Ils rappliquent tous ! Canards ou pigeons, c’est la même chose, tout le monde se précipite et là encore ça pose problème.

Des problèmes comme la concurrence : on va se battre, ou se faire intimider, ça génère du stress

Le regroupement favorise aussi la transmission de maladies

Car à l’état sauvage, les animaux ne sont jamais tous collés comme on peut le voir parfois, et se mélangent encore moins entre espèces ! Une étude de la société zoologique de Londres de 2018 démontrait d’ailleurs le lien entre nourrissage et propagation de maladies protozoaire, bactérienne et virale chez les oiseaux. 

Et puis autre problème, ça attire je le disais les opportunistes avec le risque de multiplication des espèces invasives, et de surpopulation d’animaux dans les parcs, une sacrée pagaille.

Donc en Angleterre comme ailleurs, on arrête de nourrir les canards et les autres : « La vie sauvage n’a pas besoin de charité » affichent des panneaux à Hyde Park, et cela même si la nourriture se fait de plus en plus rare avec la disparition des insectes en particulier… Où que vous soyez et quel que soit l’animal sauvage à proximité : laissez-les se débrouiller comme des grands et contentez vous d’observer, sans interférer !

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