La chronique environnement avec ce matin des robots et des animaux

Oui pour une fois on va parler des bienfaits de la technologie sur ce qui nous entoure, et comment elle aide, même, à protéger certaines espèces ou milieux… Comme ce robot méduse présenté il y a quelques jours par des chercheurs britanniques. Et quand je vous dis robot-méduse, Ali, ce n’est pas un amas de câbles et plastique ressemblant vaguement à l’invertébré, non : celui-ci a la même texture gluante et molle, avec une tête et 8 tentacules, la même nage, avec un système de propulsion qui évite tout moteur, bref, une imitation parfaite !  

Mais qui sert à quoi alors ?

A explorer les récifs de corail. Pour les repérer ou les réparer sans risquer de les abîmer, contrairement à un autre outil moins souple ou à un plongeur… Les chercheurs avancent même jusqu’à 50 fois plus d’efficacité qu’un petit véhicule sous-marin à hélices. Et c’est bien l’une des clés de tous ces travaux : gagner du temps, en étant en + moins invasifs… Le magazine Science publiait à l’automne dernier une vidéo pour expliquer une nouvelle technique de comptage des manchots en Antarctique, tâche extrêmement difficile vu la densité des colonies et leur vitesse de déplacement, comptage grâce à des drones automatisés et synchronisés en vol : 300.000 couples enregistrés ainsi en 2h et demi alors qu’il aurait normalement fallu 3 jours, avec de grosses marges d’erreur. Idem pour les éléphants ! Alors pas au niveau de la densité, vu l’effondrement de leur population, mais compliqués à recenser : ils évoluent dans des paysages complexes (la savane, la brousse ou la forêt), bon courage pour les apercevoir, et les méthodes « classiques » de comptage ont des faiblesses… 

Lesquelles ?

Et bien ça se fait en général avec un petit avion, qui mobilise de l’énergie, du monde, sans parler de la visibilité pas toujours bonne suivant la météo. D’où l’idée cette fois de scientifiques des universités d’Oxford et Bath d’utiliser les satellites : + discrets donc aucun risque de déranger les éléphants, avec une fiabilité absolue ! Une expérience en Afrique du Sud a permis de balayer en quelques minutes à peine, 5000km2 et de compter tous les éléphants qui s’y trouvaient : les chercheurs ont créé un algorithme ultra intelligent qui sait les distinguer des arbres ou d’autres animaux, et repère même les éléphanteaux. De mois de travail sur place on passe à quelques heures à peine. 

Alors ne voyez pas dans tout ça une course à la performance, tous ces géotrouvetout insistent : la technique se met au service de ces animaux avec un seul but... Leur protection et leur conservation.

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