Une question dans la chronique environnement : faut-il avoir des poules à la maison ?

Faut-il avoir une poule à la maison ?
Faut-il avoir une poule à la maison ? © AFP / RyanJLane

Camille Crosnier a lu dans le journal La Montagne que la commune de Palladuc, dans le Puy de Dôme, a ouvert les inscriptions pour son opération « Adopte une poule », très tendance depuis plusieurs années partout en France : les municipalités donnent des poules à leurs habitants avec 3 avantages à la clé parait-il : faire de la compagnie, réduire les déchets et bien sûr, avoir des œufs frais à domicile. 

Et nous semblons avoir bien intégré tout ça puisque au-delà de ces opérations, les ventes de poules, à partir de 5 euros pièce montent en flèche, encore plus depuis le 1er confinement… 

Camille donc décidé de faire le point pour savoir si c’était une si bonne idée que ça. Alors je vous vois venir et vous arrête tout de suite, là dans votre appartement, n’y pensez pas, même avec un balcon ou une terrasse, il faut faire partie des 56% de français qui ont un jardin. 

Pourquoi ?

Parce qu’une poule a besoin d’un vrai terrain qu’elle va pouvoir arpenter et gratter – d’ailleurs c’est un inconvénient, elle vous retourne une pelouse en moins de 2, pensez à mettre un grillage ou une barrière si vous ne voulez pas de mauvaise surprise. 

Niveau espace, c’est 10 à 20m2 minimum, sachant qu’il vous faudra au moins 2 cocottes, car elles ne savent pas vivre seules. 

Autre indispensable, un poulailler avec de quoi dormir en hauteur, de la paille, un abreuvoir et une mangeoire. Dans laquelle vous mettrez des graines (blé, maïs, avoine ou autre céréale complète) et vos restes à vous ! C’est effectivement l’une des forces de la poule : elle mange tout. Epluchures, ou même coquilles d’huitres pour renforcer la coquille de ses œufs, une poule peut ingurgiter jusqu’à 200kg par an et vous permettre donc de réduire votre quantité de déchets. 

En veillant tout de même à ce que ce soit équilibré car tout ça se retrouve ensuite dans les œufs que vous allez prendre un malin et enfantin plaisir à ramasser… 150 à 300 œufs par an, sachant qu’une poule pond 5 années sur ses 8 de vie…. ça donne une certaine autonomie alimentaire en plus de faire faire quelques économies. 

Mais attention ! Vous aurez beau vous attacher à vos petites poules rousses, grises, ou la toute ébouriffée Bantam de Pékin, il se peut que la corvée de nettoyage du poulailler toutes les semaines vous tape sur les nerfs, soyez-en donc bien conscient, comme de la possibilité de ne retrouver que quelques plumes un matin, après le cruel passage d’une fouine, d’une martre ou d’un renard. Mais si vous êtes prêt à tout ça, alors oui, par ici les poulettes !

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