Il y a quelques jours des chercheurs ont annoncé avoir retrouvé l’os d’une autruche géante dans les tiroirs du Muséum nationale d’histoire naturelle.

Séance de néttoyage du titanosaur, Patagotitan mayorum du Museum d'Histoire Naturelle de New York
Séance de néttoyage du titanosaur, Patagotitan mayorum du Museum d'Histoire Naturelle de New York © Maxppp / Peter Foley

Le fossile avait été découvert en 1925 au nord-ouest de Pékin. Le célèbre jésuite et paléontologue Pierre Teilhard de Chardin l’avait rapporté en France quelques années plus tard. Depuis, le fémur dormait dans les réserves du muséum, attendant qu’on en fasse l’analyse. C’est désormais chose faite. 

Il s’agit de l’os d’une imposante autruche qui vivait il y a un peu moins de 2 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui la Chine. L’animal devait peser 300 kg, soit 2 fois plus que l’autruche africaine actuelle. Des homininés ont côtoyé le gros oiseau. Selon le paléontologue Eric Buffetaut, l’un des auteurs de l’étude, les fouilles effectuées en Chine suggèrent que ces humains primitifs ne chassaient pas cette autruche géante. Peut-être était-elle trop imposante et agressive pour qu’ils s’y frottent.

Il y avait d’autres animaux géants à cette époque sur Terre ?

Oui, on pouvait aussi croiser des éléphants, des rhinocéros plus gros que ceux que nous connaissons aujourd’hui. Mais en matière de gigantisme, par le passé notre planète a connu bien plus spectaculaire. Une libellule de 70 cm d’envergure, il y a 350 millions d’années. 

Par la suite les dinosaures ont battu tous les records sur la terre ferme : le plus grand découvert à ce jour est le Patagotitan. Mis au jour en Argentine, il faisait 38 mètres de long pour 70 tonnes. Une fois les colosses du Jurassique disparus, certains mammifères ont pris leurs aises. On notera la belle performance du baluchithérium, une sorte de rhinocéros de 8 mètres de long, qui vivait il y a plus de 23 millions d’années en Asie.

Comment tous ces géants ont-ils disparus ?

Certaines disparitions passées restent énigmatiques, mais schématiquement lorsque les ressources en nourriture sont abondantes, être le plus gros constitue un avantage du point de vue de la sélection naturelle. Plus on est imposant, moins on risque d’être mangé par d’autres. Inversement en période de disette, il ne fait pas bon être un géant. D’ailleurs, à chaque grande crise d’extinction, les plus gros sont les premiers à y passer. 

Notons quand même qu’aujourd’hui, tous les géants n’ont pas disparus. Le plus gros animal connu à ce jour, toute époque confondue, est encore en vie. Et c’est un mammifère mais il ne vit pas sur la terre ferme. C’est la baleine bleue.

Pas sûr malheureusement que nous ayons le privilège de la côtoyer encore longtemps. Elle fait partie des espèces en danger. Tout comme les derniers grands animaux terrestre tels que les éléphants ou les girafes. Nous sommes responsables de la disparition des géants d’aujourd’hui. 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.